Ce mercredi 4 février, le port de Béjaïa a reçu un navire chargé de 11.700 moutons en provenance de Roumanie, signalant le lancement officiel des opérations d’importation pour 2026.
Cette livraison intervient à peine deux jours après l’arrivée du premier lot de veaux brésiliens, illustrant la volonté des autorités de sécuriser l’approvisionnement en viandes rouges pour l’ensemble du territoire national.
L’initiative s’inscrit dans un programme national visant à répondre aux besoins alimentaires et à assurer la disponibilité de la viande pour les citoyens, notamment à l’approche des grandes fêtes religieuses.
Un million de moutons pour l’Aïd El-Adha : le port de Béjaïa ouvre la saison 2026
Début janvier, le gouvernement a annoncé l’importation d’un million de moutons en préparation de l’Aïd El-Adha. Cette mesure s’inscrit dans la continuité des opérations menées en 2025, lorsque des ovins avaient été importés pour la fête religieuse à partir de plusieurs pays européens, dont l’Espagne et la Roumanie.
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Parallèlement à l’importation de moutons, les autorités poursuivent la diversification des sources d’approvisionnement en bovins vivants. En incluant récemment les animaux ukrainiens destinés à l’abattage, à l’engraissement et à la reproduction. L’objectif est de soutenir la consommation immédiate et de renforcer le cheptel national pour accroître la production locale.
Des mesures fiscales pour faciliter les importations
La loi de finances 2026 prévoit des allègements fiscaux pour le commerce de bétail vivant. Les importations de bovins destinés à l’abattage ne sont soumises ni aux droits de douane, ni à la TVA, ni à diverses taxes pendant la période du 15 novembre 2025 au 30 juin 2026. Après cette date, un taux réduit de 5 % s’appliquera jusqu’à la fin de l’année.
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Les statistiques confirment la dépendance du pays aux importations. En 2024, l’Algérie a acquis pour près de 18,5 millions de dollars de bovins vivants en provenance de Brésil, Irlande, Allemagne, Pologne et Italie. La quantité de viande bovine importée a bondi de 10.328 tonnes en 2023 à 91.579 tonnes en 2024. Avec une projection de 115.000 tonnes pour 2025. Démontrant que la production nationale reste insuffisante pour couvrir la demande.
Marché de la viande rouge : sécuriser l’approvisionnement, un enjeu prioritaire
Le président Tebboune a reconnu récemment que la production de viande nationale n’avait pas atteint les objectifs fixés. Devant le Parlement, il a pointé « un échec dans la production de viandes de toutes sortes ». Et insisté sur la nécessité que « les fonds destinés à l’importation de viandes reviennent en priorité aux enfants de l’Algérie ».
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Avec cette première escale de moutons à Béjaïa, l’Algérie donne le coup d’envoi d’une série d’importations visant à renforcer le marché national des viandes rouges. Alors que la consommation continue de croître et que la production locale peine encore à suivre.
