Le phénomène ne cesse de s’amplifier, L’émigration clandestine prend la mer…

Le phénomène ne cesse de s’amplifier, L’émigration clandestine prend la mer…

haraga.jpgDernière en date, sept immigrés algériens clandestins ont été sauvés par les unités des Forces navales de l’Armée nationale populaire (ANP) au nord de Sidi-Lakdar à Mostaganem, et douze autres, dont un Franco-algérien, ont été arrêtés au large du cap Figalo à Beni Saf, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale.

Appelés communément les harraga, le phénomène de l’émigration clandestine prend de plus en plus d’ampleur en Algérie. Que ce soit à l’ouest ou à l’est du pays, des jeunes, tous âges et sexes confondus, continuent, à leurs risques et périls, de prendre clandestinement la mer. La mal vie, la pauvreté, le sentiment d’exclusion, l e manque de perspectives d’amélioration des conditions de vie, la découverte d’autres horizons, sont autant de facteurs déclenchants qui poussent c e s Algériens à affronter la mer, à prendre des risques démesurés pour rejoindre l’eldorado européen.

Face a ce fait de société qui atteint des proportions alarmantes, la Marine nationale à tiré, à plusieurs reprises, la sonnette d’alarme.En effet, il ne se passe pas un jour sans que l’on signale la mort par noyade ou la disparition de jeunes au large de la Méditerranée ou encore leur interception et leur arrestation par les unités des gardes-côtes algériennes. Dernière en date, sept immigrés algériens clandestins ont été sauvés par les unités des Forces navales de l’Armée nationale populaire (ANP) au nord de Sidi-Lakdar à Mostaganem, et douze autres, dont un Francoalgérien, ont été arrêtés au large du cap Figalo à Beni Saf, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale.

«Des unités des Forces navales de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant de la façade maritime Ouest/2e Région militaire ont réussi, hier 28 août 2014 à 17h50, au nord de Sidi- Lakhder/wilaya de Mostaganem, une opération de sauvetage en haute-mer de sept immigrés algériens clandestins», précise le communiqué.

Les immigrés clandestins sauvés étaient «accrochés à des bouées de fortune (chambres à air de véhicules), suite au chavirage de leur embarcation de plaisance », explique la même source. «L’opération de recherche et de sauvetage a été menée avec l’intervention de deux vedettes relevant des gardes-côtes de Mostaganem et de deux hélicoptères : un super Lynx LS-15 relevant de la base aérienne de Bousfer/2e Région militaire, renforcé par un Merlin MS-21 de la plateforme des Forces navales de Blida/1re Région militaire», selon le communique qui relève que l’opération «se poursuit toujours afin de localiser les autres immigrés clandestins portés disparus, au nombre de cinq, selon les déclarations des rescapés».

«Lors d’une autre opération qualitative, une unité des Forces navales relevant des gardescôtes de Ghazaouet/2e Région militaire, a réussi dans la matinée du même jour (5h00) à 5 miles au large du cap Figalo à Beni Saf/wilaya de Aïn Témouchent, à déjouer une tentative d’immigration clandestine de douze immigrés clandestins, dont onze Algériens et un Franco-algérien, qui ont été remis à la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale », indique par ailleurs le MDN.

Deux tentatives d’immigration clandestine déjouées et 30 jeunes interpellés à Annaba. Ces jeunes candidats à la harga ont été arrêtés à bord de deux embarcations. L’une a pris le départ de la plage Rizi-Omar (ex- Chapuis), dans la ville de Annaba, avec 14 jeunes, et la seconde à partir de la plage Oued Boukrat de la commune de Séraïdi avec 16 jeunes, précise-ton de même source.

Les deux groupes de jeunes, âgés entre 20 et 24 ans et originaires d’Annaba, ont été interpellés vers 02h00 du matin par deux patrouilles des gardes-côtes et seront présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’Annaba pour tentative d’émigration clandestine. Durant ces trois derniers jours, 54 jeunes qui tentaient d’immigrer clandestinement ont été interpellés par les gardescôtes.

Le phénomène de la harga dans notre pays est devenu, ces dernières années, un véritable fléau social auquel les autorités ont du mal à trouver des solutions adéquates pour juguler ce flux migratoire vers l’Europe et l’éradiquer une fois pour toutes.

M. B.