Face à la polémique grandissante sur les réseaux sociaux, des responsables du ministère de l’Intérieur sont intervenus pour apporter des précisions sur le nouveau projet de loi relatif à la circulation routière, notamment concernant l’utilisation des outils d’aide à la navigation.
Invitée ce lundi de l’émission l’Invité de la matinale de la radio Chaine 1, Gouasmia Hassiba, sous-directrice du trafic routier au ministère des Transports, a tranché : le nouveau Code de la route n’interdit pas l’usage du GPS.
Si l’usage du téléphone portable et des appareils audiovisuels reste classé comme une infraction de quatrième degré en raison de la distraction qu’ils provoquent, Gouasmia a précisé que le GPS est considéré comme un outil d’orientation contribuant à la sécurité routière, et non comme une source de nuisance, tant qu’il est utilisé de manière adéquate.
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Cette réforme législative intervient dans un contexte de crise sécuritaire sur les routes algériennes. Les chiffres avancés par la responsable sont sans appel : durant les dix premiers mois de l’année 2025, les accidents de la route ont causé plus de 3 000 décès et 31 000 blessés.
Nouveau Code de la route : le GPS autorisé et la responsabilité élargie pour améliorer la sécurité routière
Rappelons que le projet de loi, qui compte 190 articles, s’articule autour de trois piliers majeurs :
- La formation : Priorité donnée à l’apprentissage de la conduite.
- La numérisation : Utilisation des systèmes digitaux pour l’analyse des données de trafic.
- La dissuasion : Une hiérarchisation des sanctions allant de la simple amende au délit, voire au crime pour les cas les plus graves (conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants).
De son côté, Abdelghani Hamani, directeur des routes et de la logistique au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a tenu à rassurer les usagers : « La loi ne cible pas le conducteur à 100 % ». Il a souligné que le durcissement des sanctions ne s’applique qu’après des enquêtes approfondies prouvant des comportements dangereux ou criminels.
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Nouveauté majeure de ce texte : l’élargissement de la responsabilité juridique. Pour la première fois, en cas d’accident grave, la justice pourra se tourner vers :
- Les organismes chargés de l’entretien des routes (si l’état de la chaussée est en cause).
- Les importateurs de pièces de rechange contrefaites, identifiées comme facteurs aggravants de l’insécurité routière.
En somme, ce nouveau cadre juridique se veut une réponse globale visant à transformer les comportements sur la route tout en responsabilisant l’ensemble des acteurs de la chaîne de transport.
