Des partis politiques vont être agréés dans les prochains mois, en tout cas avant la fin de l’année en cours. C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, qui ne précise pas, cependant, s’il s’agit de partis activant déjà sur la scène politique sans agrément ou d’autres formations dont les dossiers d’agrément n’ont pas encore été déposés.
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a déclaré solennellement, hier, que l’agrément de nouveaux partis politiques se fera avant la fin de l’année 2011, juste après l’adoption des nouvelles lois annoncées par le président de la République, à savoir, la loi électorale, le code de l’information, la loi sur les partis politiques ainsi que la révision de la Constitution au cours de la prochaine session parlementaire.
S’exprimant en marge d’une séance plénière consacrée aux débats sur la loi relative à la commune tenue au Conseil de la Nation, Dahou Ould Kablia a indiqué que ces nouveaux partis politiques auront la possibilité de participer aux législatives prochaines.
Le ministre de l’Intérieur ne précise pas, toutefois, s’il s’agit de nouvelles formations politiques dont les dossiers d’agrément n’ont pas encore été déposés ou seulement des partis qui activent déjà sur la scène politique sans agrément comme le PLJ (Parti pour la liberté et la justice) de Mohamed Saïd et le FD (Front démocratique) de Sid-Ahmed Ghozali.
Interrogé sur la recrudescence du phénomène du kidnapping dans la région de la Kabylie, le ministre a estimé que, « ce fait n’est pas nouveau. Nous consacrons tous les moyens pour le combattre même si ce ne sont que des cas isolés », a-t-il ajouté.
Il dira en outre que la révision de la constitution interviendra une fois la concertation sur les réformes politiques achevée. Dans le même contexte, il a indiqué que son département ne reçoit pas la composante de la société associée à la concertation, ni les représentants des partis politiques ni ceux des associations.
La commission consultative installée à cet effet au niveau du ministère s’occupe du volet technique, autrement dit, elle se charge d’adapter les propositions politiques aux textes juridiques.
En ce qui concerne la loi sur la commune adoptée récemment par l’Assemblée nationale populaire (APN), le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kabila, a estimé que c’ est un texte provisoire en attendant une meilleure définition des rôles entre l’autorité centrale et les autorités décentralisées.
Le texte de loi est basé sur trois aspects à prendre en charge pour que les assemblées fonctionnement normalement, il s’agit de du régime institutionnel, les hommes (formation, statut des élus, administration communale) et les moyens financiers (reforme fiscale, reformes des finances locales. « Le texte bien qu’il fasse objet de critiques virulentes, il reste une solution pour élargir les prérogatives des APC sans pour autant toucher celles de l’État et l’administration », a-t-il souligné.
Rebiha Akriche
