Le ministère de la Pêche n'a pas introduit de demande de visa

vendredi 17 décembre 2010 à 18:37
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orsay.jpgLe ministère de la Pêche a-t-il introduit ou pas une demande de visa pour ses cadres qui devaient participer à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), tenue du 17 au 27 novembre à Paris.

Une nouvelle fois, des officiels français déclarent qu’aucune demande de visa n’a été introduite par le ministère de la Pêche. «A ma connaissance, aucune demande de visa n’a été déposée dans ce sens», a répondu la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay, Christine Fages, interrogée jeudi lors d’un point de presse à Paris. «La partie algérienne était représentée au dernier jour de la Conférence de Paris», a-t-elle ajouté dans sa déclaration rapportée par certains quotidiens électroniques.

Christine Fages appuie ainsi les affirmations du consulat général de France à Alger, qui a indiqué mardi dans un communiqué «qu’aucun dossier de demande de visa n’a été déposé». Pourtant, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Abdallah Khanafou, a insisté mercredi avoir «introduit les demandes de visas en date du 10 novembre 2010».

Il a même soutenu que «nous n’avons pas eu de reçus», ajoutant que les Français ont bien refusé d’accorder des visas aux négociateurs algériens. Preuve à l’appui, M. Khanafou a soutenu être en possession de documents qui prouvent le dépôt de demande de visa.

Pour le consulat général, les demandes de visas des délégations algériennes sont traitées dans de courts délais. Dans le communiqué diffusé mardi, il avait expliqué qu’en «liaison avec le ministère des Affaires étrangères algérien, les autorités diplomatiques et consulaires françaises traitent toujours dans les meilleurs délais les demandes de visa déposées par les membres des délégations officielles algériennes devant se rendre en France».

Ceci étant, l’absence de la délégation algérienne à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique lui a simplement valu l’amputation de 480 tonnes de thon de son quota, fixé à 618 tonnes et réduit à présent à 138 tonnes seulement. La bonne partie du quota algérien a été distribuée entre l’Egypte, la Libye, la Croatie et la Turquie.

Même si l’Algérie ne dispose pas de capacités importantes pour pêcher le thon, le ministère avait la mission de défendre sa position. D’ailleurs, le manque de thoniers n’est pas un argument pour expliquer la redistribution du quota de l’Algérie. Greenpeace a, en effet, estimé que la pêche de thon devra être allouée en priorité aux pêcheurs artisanaux, et non aux thoniers. Car la pêche industrielle est la seule responsable des dépassements de quotas en 2007.

Karima Sebai

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