Le problème de la faiblesse de la fluidité monétaire au niveau de certains bureaux de poste, notamment à l’intérieur du pays, se pose d’une manière un peu plus accrue ces derniers jours s’agissant des virements des salaires de certaines institutions publiques avec des indemnités induites par les augmentations salariales décidées par les pouvoirs publics, coïncidant par ailleurs avec la période de versement des retraites.
Tant d’ingrédients qui viennent compliquer un peu plus les choses à travers plusieurs bureaux postaux de l’intérieur du pays, voire même au niveau de la capitale.
Ainsi, après une certaine accalmie suite aux multiples mesures prises par le gouverneur de la banque centrale d’Algérie sur instruction du premier ministre, saisi par le ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, la situation connaît une nouvelle tournure. A cet effet, la direction d’Algérie Poste informe que ses services suivent l’évolution de la situation en étroite collaboration quotidienne avec la Banque d’Algérie et certains mécanismes ont été déjà mis en place afin de permettre aux bureaux de poste de s’entraider entre eux selon les besoins. Cette entraide a été même élargie aux wilayas qui peuvent désormais échanger les transferts de fonds pour alléger la pression sur les bureaux les plus fréquentés. Sur un autre plan, Algérie poste a invité tous les établissements bancaires et financiers à verser leurs recettes au niveau des bureaux de postes les plus proches de leurs lieux de domiciliation pour éviter le manque de liquidités qui affecte plusieurs guichets au niveau desquels la fluidité monétaire est loin de répondre à la demande exprimée.
Pour rappel, cette situation a atteint son paroxysme en été 2007, jusqu’à pousser des citoyens à arriver aux mains avec les préposés aux guichets. La Banque d’Algérie avait invoqué alors le problème de manque de véhicules de transfert de fonds qui perturbait l’alimentation, ce qui a poussé Algérie poste à transférer, avec ses propres moyens, des fonds d’un bureau à un autres, voire d’une wilaya à une autre afin de calmer les esprits. Durant ces périodes difficiles, notamment vers la fin du mois où tous les salaires et retraites sont versés, les bureaux de poste sont aussi parfois contraints de recourir à la limitation du montant du retrait à 10.000 dinars par personne.
Une formule qui ne semble pas trop arranger les affaires des clients, notamment les bénéficiaires des dernières augmentations salariales qui demandent des retraits de plus de 100.000 dinars!
Hamida B.
