Chaque année, le mois de Ramadan transforme les tables du monde musulman en de véritables galeries d’art culinaire. Parmi les incontournables figurent les dattes et les pâtisseries qui les subliment.
À l’occasion du Ramadan, la plateforme internationale TasteAtlas a publié une sélection des dix desserts traditionnels à base de dattes les plus représentatifs de l’Iftar dans le monde.
Le Makroud y figure, avec le drapeau algérien explicitement associé à son entrée. Un classement qui offre l’occasion de revenir sur la richesse des traditions sucrées du monde musulman et sur la place qu’y occupe la pâtisserie algérienne.
Véritable emblème de la pâtisserie algérienne, ce délice de semoule dorée, fourré d’une pâte de dattes fondante et parfumé à l’eau de fleur d’oranger, est le compagnon indissociable du thé lors des soirées de Ramadan.
Le Makroud algérien se alors distingue par sa diversité régionale : qu’il soit frit et plongé dans le miel à Alger ou dans l’Est, ou qu’il prenne la forme du célèbre Makrout el Louz (qui a d’ailleurs déjà été sacré « meilleur gâteau au monde » par le même site), il incarne l’excellence du pays en matière de sucreries.
TasteAtlas : le tour du monde des neuf autres spécialités
Les neuf autres desserts retenus par TasteAtlas illustrent alors la diversité des traditions sucrées du monde musulman à l’heure de l’Iftar.
En Arabie saoudite, de petits biscuits croustillants à base de farine de blé, fourrés de dattes et parfumés à la cardamome, sont très prisés lors des fêtes religieuses. Le Ma’amoul, partagé par le Liban, la Syrie, la Jordanie, la Palestine et l’Égypte, est un sablé moulé fourré de dattes ou de noix. Il est alors façonné à l’aide de moules en bois gravés, transmis de génération en génération, et reste incontournable pendant le Ramadan ainsi que lors des fêtes chrétiennes orientales.
En Égypte, le Kahk bi Al-Ajwa se distingue par sa forme ronde, son sucre glace et son cœur de dattes Al-Ajwa, une variété noble originaire de Médine. Il trône sur les tables pendant le Ramadan et l’Aïd. L’Iraqi Kleicha, l’une des pâtisseries les plus anciennes d’Irak, est préparée à base de farine, de beurre et de dattes. Façonnée en petits roulés ou en demi-lunes, elle est parfumée à la cardamome ou à la rose, avec des origines remontant à la Mésopotamie antique.
Le Tamr Mahshi, présent dans le Golfe et le Levant, désigne alors des dattes farcies de noix, de pistaches ou d’amandes. Elles sont souvent consommées dès la rupture du jeûne, avant même les plats cuisinés. Enfin, l’Areeka, dessert rustique d’Arabie saoudite et d’Égypte, se prépare en mélangeant des dattes broyées, du beurre clarifié et des noix concassées. Dense et énergétique, il aide donc à restaurer les forces après le jeûne.
TasteAtlas : douceurs d’Iran et d’Inde-Pakistan
En Iran, le Ranginak est un dessert traditionnel à base de dattes entières noyées dans une pâte de farine dorée au beurre, parsemée de noix concassées et de cannelle. Servi en parts carrées, il est particulièrement apprécié dans le sud du pays.
La Basbousa bil Tamr, présente en Libye, en Arabie saoudite et en Turquie, est une version moelleuse de la basbousa traditionnelle, fourrée de dattes et imbibée d’un sirop parfumé.
Ainsi, elle est particulièrement consommée pendant l’Iftar. Enfin, le Khajoor Laddu, originaire de l’Inde et du Pakistan ainsi que des communautés musulmanes du Golfe, se présente sous forme de boules compactes à base de dattes mixées, de noix de coco râpée et de graines de sésame. Dense et riche en sucres naturels, il constitue donc un encas idéal pour l’Iftar.
