Le clan Belaïli manipule le Mouloudia, Hadj-Redjem veut quitter et les supporters envahissent le siège

Le clan Belaïli manipule le Mouloudia, Hadj-Redjem veut quitter et les supporters envahissent le siège
Youcef Belaïli

Le retour de Youcef Belaïli au Mouloudia d’Alger semblait sur le point de se concrétiser. Son père à ses côtés, l’attaquant international s’est assis face au président du MCA, Mohamed-Hakim Hadj-Redjem, pour entamer des négociations sérieuses. Mais la réunion s’est achevée sans le moindre paraphe. Un refus net, une fuite immédiate de l’information, et une nuit de chaos à Zéralda : le feuilleton Belaïli vient de basculer dans une nouvelle dimension.

Belaïli attend le TAS avant de signer au MCA

Selon le média spécialisé Compétition, le clan de l’international algérien a posé une condition non négociable. Aucun document officiel ne sera signé tant que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne n’aura pas rendu son verdict, prévu la mi-juillet.

Rappelons que la FIFA avait infligé à Belaïli une suspension de douze mois en mars dernier, dans le cadre d’un litige financier complexe avec son ancien club corse. L’accusation portait sur la présentation d’un document suspecté de falsification, lié à une indemnité de rupture de contrat. Depuis, le joueur a mandaté un avocat pour introduire un recours devant le TAS, espérant récupérer sa licence avant l’expiration théorique de la sanction.

Pour ses représentants, la logique est imparable : signer maintenant reviendrait à s’engager sous le coup d’une suspension active. Mieux vaut attendre quelques semaines et arriver libre de tout obstacle juridique.

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Les Green Corsairs envahissent Zéralda et mettent la direction sous pression

La nouvelle du départ sans signature s’est répandue à une vitesse foudroyante. Dans la foulée, une soixantaine de membres d’ultras « Green Corsairs » ont convergé en urgence vers le centre d’entraînement de Zéralda. Banderoles déployées sur les grilles, slogans scandés à pleine voix : l’ambiance a rapidement viré à l’orage.

Les supporters ne se contentaient pas de réclamer Belaïli. Déjà insatisfaits du niveau des recrues présentées jusqu’ici, ils ont directement interpellé Hadj-Redjem, lui signifiant sans détour qu’il devait soit garantir un recrutement à la hauteur des ambitions du club, soit céder sa place à une direction plus compétente. Un ultimatum brutal, formulé sans ménagement.

Ce type de pression n’est pas sans précédent au MCA. Le président avait déjà évoqué une possible démission en avril dernier, las des interférences extérieures et des contraintes budgétaires qui compliquaient sa gestion au quotidien. La Sonatrach l’avait alors convaincu de rester. Cette fois, la situation semble plus tendue.

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Hadj-Redjem au bord de la démission : une bombe lâchée en interne

La manifestation des ultras a visiblement atteint sa cible. Selon la même source, le président du MC Alger a confié à ses proches collaborateurs sa ferme intention de quitter ses fonctions. Une déclaration à huis clos, mais dont l’écho a rapidement dépassé les murs du complexe de Zéralda.

Hadj-Redjem cumule les pressions depuis plusieurs semaines. D’un côté, la Sonatrach a accordé des garanties budgétaires inédites pour attirer des profils internationaux, comme en témoigne le dossier Adam Ounas, dont le salaire exigé atteint 100 000 euros mensuels. De l’autre, les recrues tardent à arriver, et les supporters perdent patience. Pris en étau entre des attentes démesurées et des négociations qui s’éternisent, le président semble avoir atteint ses limites.

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