Le bilan d’Ouyahia critiqué et soutien à Sellal

Le bilan d’Ouyahia critiqué et soutien à Sellal
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C’est un constat sombre qu’a effectué, hier, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) concernant la situation économique de ces derniers mois à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Lors de cette rencontre, le président du FCE, Réda Hamiani, a qualifié de «positif» le bilan présenté par Sellal devant l’APN.

La rencontre de présentation de l’indice du FCE pour la performance des entreprises (IFPE) était une opportunité pour les animateurs de cette organisation patronale pour dresser un tableau des plus sombres de la situation économique du pays. Une situation qui a eu pour conséquence directe, une «baisse des performances des entreprises ». Le conférencier a indiqué qu’«à la fin de septembre 2012, aucun changement notable n’était perceptible pour l’entreprise algérienne ». «Ça ne bouge pas et en gros, la bureaucratie, constitue la principale cause», a-t-il soutenu. Le conférencier du FCE a évoqué, à cet effet, deux situations à l’origine de ce constat. Il s’agit de «l’assainissement de l’environnement économique et légal de l’entreprise, qui n’a pas été jusque-là une priorité des pouvoirs publics, et le recours tous azimuts aux importations au détriment de la production nationale ». En d’autres termes, le FCE a implicitement critiqué la gestion économique du gouvernement Ouyahia, «où l’illisibilité et la détérioration du climat des affaires constituent le meilleur exemple». Le FCE a souligné, dans son troisième rapport d’évaluation de la performance de l’entreprise algérienne (IFPE), que le retard accusé dans la mise en place des mécanismes de développement économique demeure le principal obstacle dans la concrétisation de plusieurs projets. A cet effet, cette organisation patronale réitère son appel à la dynamisation du Conseil national de la concurrence (CNC), du Conseil national de la fiscalité (CNF) et l’application des lois régissant «le couloir vert» concernant les opérateurs économiques agréés. La dépénalisation de l’acte de gestion, l’assainissement du climat des affaires, le soutien aux entreprises exportatrices et le renforcement des plans de mise à niveau constituent également des facteurs indispensables pour l’«épanouissement de l’économie nationale», rappelle le FCE. Toutefois, cette même organisation patronale a annoncé son soutien au plan d’action du gouvernement de Abdelmalek Sellal et appelé à sa mise en œuvre dans les plus brefs délais. «Nous sommes confiants que la nouvelle équipe gouvernementale va écouter les partenaires sociaux et les syndicats pour insuffler une nouvelle dynamique à la production nationale. Nous avons, surtout, reçu avec satisfaction la détermination de l’Etat à poursuivre son soutien aux PME», a indiqué le président du FCE, Réda Hamiani, lors de la présentation du troisième rapport semestriel sur l’indice de performance de l’entreprise algérienne (IFPE). La réhabilitation du service public, cheval de bataille du nouveau gouvernement, devra apporter plus de souplesse dans le traitement des dossiers relatifs à l’investissement et au foncier industriel, a estimé M. Hamiani. «La nouvelle orientation du gouvernement mettra fin aux lourdeurs bureaucratiques au niveau des services des douanes, des banques et d’autres administrations, ce qui permettra d’améliorer la qualité des prestations et de réduire le délai de traitement des dossiers d’investissement», s’est-il félicité. Pour le président du FCE, le gouvernement a fait part de sa volonté d’accompagner activement l’entreprise algérienne, ce qui permettra «à coup sûr de relancer l’industrie nationale grâce aux diverses facilités accordées aux PME en matière de financement et d’accès au foncier ».

A. B.