Le 16E Sila ouvre ses portes «Le livre estudiantin d’abord…»

Le 16E Sila ouvre ses portes «Le livre estudiantin d’abord…»

livreedition.jpgUn cadeau de Khalida Toumi aux étudiants

Le coup d’envoi de la 16e édition du Sila a été donné hier matin par la ministre de la Culture, Khalida Toumi, en présence de son homologue libanais, Gaby Layoune.

Accompagnant Khalida Toumi, la présence des ministres Ben Bouzid et Harraoubia, respectivement ministre de l’éducation nationale et l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, revêtait un caractère symbolique en cette rentrée sociale et culturelle. Cette présence n’était pas fortuite puisqu’elle confortait l’objectif premier tracé cette année par le Sila à savoir la promotion du livre estudiantin, technique et scientifique qui se veut, nous a t-on assuré, «l’outil nécessaire pour l’étudiant durant toute l’année». Aussi, les hôtes du Sila ont sillonné les quelque 400 stands installés sur une superficie de 24.000 m2. Cet important rendez-vous annuel du livre auquel prennent part plus de 521 éditeurs dont 145 Algériens et 376 étrangers est donc prêt à accueillir les amoureux des bonnes feuilles.

On a annoncé 32 pays issus de toutes les régions du globe qui prennent part à ce grand rendez-vous de joutes livresques dont quatre pays inédits, à savoir la Russie et l’Ukraine, le Pérou et la principauté de Monaco. Dans sa tournée des stands, la ministre de la Culture s’est attardée au départ sur celui du Liban avant de suivre son périple tout en s’enquérant des publications de chaque maison d’édition. La ministre de la Culture a aussi mis l’accent sur la nécessité de la coédition entre l’Egypte- présente en force, cette année au Sila avec près de 90 maisons d’édition et le Liban. A ce titre, en marge du salon, le ministre Gaby Layoune a animé un point de presse pour annoncer une éventuelle collaboration entre les deux pays frères qui ont payé un lourd tribu durant la guerre civile pour voir leur pays debout. Une nouvelle qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Evoquant la censure au niveau du Sila, la ministre de la Culture a tenu a préciser que les ouvrages qui font l’apologie du terrorisme ou du colonialisme notamment n’ont pas leur place au sein de ce salon car dit-elle «l’Algérie est un pays de droit souverain». Une petite promenade à l’intérieur de ce salon qui promet d’ores et déjà une atmosphère quasi «étouffante» au regard de la chaleur surprenante qui régnait dedans hier, noua a permis de découvrir les nouveauté et autres originalités de cette édition. Aussi, outre les grandes maisons d’édition algériennes qu’on connaît telles Chihab, Casbah ou Dalimen, Z-Link spécialisée dans la bande dessinée est présente au grand bonheur des amateurs des bulles. Celle-ci a pour mission la promotion de la bande dessinée et les scénarii qui s’inspirent de la culture algérienne. Le groupe Hachette International, qui prend sous son aile plusieurs maisons d’édition française, s’est transformé en un «village» au sein duquel de nombreux invités du Sila viendront signer leur ouvrage dont Malika Mokaddem, qui était bien pimpante hier et ravie d’être là. D’ailleurs, elle signera ce soir à 16 h son nouveau roman La désirante, sorti également chez Casbah Editions où elle ira aussi à la rencontre de son public samedi à 15h. Autre invité prestigieux de Hachette, on indique Edwy Plenel président et fondateur du journal en ligne Mediapart, où sont traités des thèmes personnels et politiques. Celui-ci sera au pavillon B pour évoquer son parcours et écrits, mardi prochain. Les éditons Alpha seront présents avec de nouveaux titres dont on peut citer En épiant l’histoire de Amar Belkhidaj et Les Ailes de la reine (traduit de l’arabe par Marcel Bois) de Waciny Laredj. Ces derniers se prêteront à la séance vente-dédicace ce vendredi. Samedi ce sera le tour de Hamid Grine avec son ouvrage Une vie sur la pointe des pieds et Fatéma Bakhaï pour son livre Dounia. Le prix de ces livres est fixé à 600 DA tandis que les anciens ouvrages sont cédés avec 30 à 40%de remise. Notons qu’en plus de la trilogie de Mohamed Dib qui a été traduite en langue arabe, quatre livres du même auteur seront disponibles en langue arabe au stand Sédia, noua a informé hier Nassréa Khiat. On relèvera l’Infante maure (Prix de la francophonie), L’Aezza, Simorgh et La Nuit sauvage. L’Ecrivain ainsi que La Part du mort de Yasmina Khadra feront l’objet d’une réédition par Sédia. Pour la première fois, l’Aarc participe au Sila avec un programme riche et divers. L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel propose diverses activités liées à ses missions dans le domaine du livre et de la promotion de la littérature. Sont discernables deux expositions synthétiques. La première est L’Aarc et le livre: ses premières actions en matière de promotion de la littérature algérienne à l’étranger, d’accueil des littératures du monde en Algérie, de soutien aux initiatives autour du livre, etc. La seconde a trait à la littérature sud-africaine, à la découverte d’une des plus remarquables littératures du continent, son histoire, son évolution, ses tendances. Cette dernière exposition sera rehaussée par la présence de Breyten Breytenbach (aujourd’hui à à17h30 au pavillon B) et de quatre autres écrivains sud-africains, Vovani Bila, Rian Malan, Charl-Pierre Naude et ZukiswaWanner. La revue littéraire «Lire avec son rédacteur en chef», Philippe Delaroche et plusieurs critiques de la rédaction viendront faire connaître leur expérience, parler des tendances mondiales de la critique littéraire, du regard porté sur la littérature algérienne, etc. Aussi deux cycles de rencontres sont également au menu. La première a pour thème «Auteurs, comment écrivez-vous?» Des romanciers, nouvellistes, poètes, critiques littéraires viendront raconter comment ils travaillent, pour découvrir les dessous de l’écriture.

La seconde réfléchira sur «Comment promouvoir la littérature algérienne à l’étranger?». Elle fera appel aux points de vue de professionnels du livre, éditeurs, libraires, distributeurs, etc. le programme comprendra un concours littéraire in situ:pour gagner une participation à un atelier d’écriture, le 2e week-end du Sila sera consacré au concours Pages Blanches, réservé aux apprentis-écrivains de 20 à 35 ans. Le principe est simple. Il sera tiré au hasard un sujet à rédiger et la rédaction se fera sur place d’une ou deux pages lesquelles seront sélectionnées par un jury. N’oublions pas le colloque international de cinq jours qui se tiendra du 28 septembre au 2 octobre 2001 et se déroulera à la Bibliothèque nationale d’Algérie. Il a pour thème «Le monde arabe en ébullition: révoltes ou révolutions?» Que la fête du livre commence!