Lors d’une allocution à l’ouverture de l’université d’été de son parti à Souk El Tenine, à Béjaïa, le premier secrétaire national du Front des Forces Socialistes, Ali Laskri a appelé le pouvoir à reconnaître les forces politiques et sociales représentatives.
« Le pouvoir doit reconnaître, respecter et travailler avec les forces politiques et sociales représentatives dans le pays », a déclaré Ali Laskri soutenant que « l’action du nouveau gouvernement est conditionnée par la construction d’un consensus économique et social, qui doit être précédé par un consensus politique, fruit de vraies discussions et un vrai débat, et pourquoi pas de négociations transparentes et publiques ».
Réitérant les positions politiques de son parti, notamment celle relative à une nécessaire période de transition qui aboutirait à l’élection d’une assemblée constituante, le responsable du FFS a affirmé qu’ « un processus de transition démocratique est encore possible sous condition d’une volonté politique de la part des décideurs de ce pays ».
Mais pour lui, « les récents développements de la situation politique nationale n’incitent pas à l’optimisme », voyant une absence de volonté de se lancer dans cette période de transition. Il s’est d’ailleurs interrogé sur le télescopage de la rentrée parlementaire, de la convocation du corps électoral avec la décision de nomination d’un nouveau premier ministre, alors que selon lui, « un changement de gouvernement doit s’inscrire dans une démarche globale ».
Revenant sur les élections législatives du 10 mai dernier, Ali Laskri a estimé qu’elles « n’ont pas permis de créer une nouvelle dynamique politique, que ce soit dans les institutions ou dans la société ».
« Il faut espérer que ce qui n’a pas pu être réalisé par la voie électorale ait encore une chance de se concrétiser à la faveur de décisions politiques à venir » a encore affirmé le N° 2 du plus ancien parti d’opposition qui a défendu par ailleurs, « le droit du peuple algérien à la vérité sur les réalités et les perspectives financières, économiques et sociales du pays », souhaitant que « l’APN puisse participer de façon active à la formulation du budget de la nation et non pas se contenter de voter mécaniquement un budget arrêté ailleurs ».
