L'Arabie Saoudite va augmenter les prix des carburants, l'Algérie incitée à le faire

samedi 31 janvier 2015 à 18:12
Source de l'article : Huffpostmaghreb.com

petrole_842731_679x417.jpgL’Algérie ne figure pas dans l’étude de la Banque Mondiale publiée dans le « bulletin trimestriel d’information économique de la région MENA » mais il est évident qu’elle fait partie des « perdants » de la chute des prix du pétrole.

Les autorités ont, eux même, pris acte du fait qu’il existe désormais une « crise des prix » dont la durée reste encore imprévisible. Mais l’étude examine le cas de pays peuplés dont les situations sont similaires ou proches de l’Algérie, comme l’Iran, l’Irak, et où le pétrole est essentiel pour les dépenses de l’Etat et l’économie de manière globale.
« Une gravité… sans précédent »

D’une manière générale, le document refroidit un peu les espoirs exprimés en Algérie d’assister à un rebond des prix pétroliers dans six mois en relevant que sur le marché à terme, le prix du pétrole livrable en août 2015 est de 56 dollars. « Il y a peu de raisons d’espérer un redressement des cours pétroliers ».

« La gravité de la chute des prix du pétrole est presque sans précédent – deuxième derrière celle de 2008 lorsque les prix sont passés de 148 dollars à 40 dollars le baril » indique l’étude qui recense les trois raisons avancées pour expliquer l’effondrement des prix : augmentation de la production américaine de pétrole de schiste, changement de la politique de l’OPEP en direction de la défense des parts des marché et, enfin demande mondiale faible du fait d’une croissance mondiale atone.
Exit donc une hausse des prix pétroliers dans un horizon court. Mais alors que le gouvernement algérien n’envisage toujours pas une hausse des prix des carburants et de l’énergie en général, l’étude montre qu’une levée des subventions sur l’énergie et les carburants fait partie des réponses des Etats pétroliers à la forte chute des recettes.

Même l’Arabie Saoudite avec ses réserves de 700 milliards de dollars « s’apprête à augmenter les prix de l’énergie et du carburant et à accroître la rentabilité des revenus des produits non pétroliers, en particulier par le biais de droits et de frais ».

L’étude du FMI cite comme une mesure positive le fait que le « parlement » de Tripoli envisage de « supprimer les subventions aux combustibles fossiles », une mesure qui pourrait contribuer à aider l’État à combler le fossé grandissant entre ses dépenses et ses recettes.

« Inéluctable »

L’Iran, soumis à des sanctions, a déjà entamé le mouvement vers le réajustement des prix intérieurs.

L’augmentation, progressive, des prix des carburants et de l’électricité est régulièrement recommandée par les experts algériens pour réduire la dépense publique et également s’attaquer au gaspillage de l’énergie et au trafic du carburant.

Récemment deux économistes ont préconisé une « augmentation, de manière progressive mais substantielle », du prix de l’essence pour « supprimer sa subvention inéquitable » et « réduire la consommation énergétique et le gaspillage ».

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