Langues étrangères en 3e AP : Saâdaoui lâche ses vœux et promet des solutions

Langues étrangères en 3e AP : Saâdaoui lâche ses vœux et promet des solutions
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Lors d’une séance de questions orales à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) ce jeudi, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a apporté des éclaircissements majeurs sur l’évolution du cycle primaire.

Évoquant la charge pédagogique en troisième année primaire (3e AP), le premier responsable du secteur a laissé entendre qu’une révision de l’introduction simultanée de deux langues étrangères est à l’étude.

S’appuyant sur des expertises pédagogiques récentes, le ministre a souligné la complexité pour un enfant de huit ans d’assimiler simultanément deux langues partageant le même alphabet et des racines phonétiques proches (le français et l’anglais).

« Des études spécialisées indiquent une réelle difficulté pour les élèves de 3e AP à jongler entre deux langues dont les caractères et certaines prononciations se ressemblent. Si les systèmes linguistiques étaient radicalement différents, la question se poserait autrement », a-t-il précisé.

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Selon Saâdaoui, l’approche préconisée par les experts serait de laisser l’élève consolider ses acquis dans une première langue étrangère avant d’introduire la seconde, idéalement en quatrième ou cinquième année primaire. Le ministre a assuré que ses services travaillent sur une approche « privilégiant l’intérêt pédagogique de l’enfant ».

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Au-delà de la question des langues, le ministre a tenu à rassurer sur la qualité globale du système éducatif algérien. Il a affirmé que les programmes actuels, issus des réformes impulsées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, respectent scrupuleusement les normes internationales.

Le ministre a insisté sur le fait que l’élaboration des manuels et des volumes horaires n’est pas le fruit du hasard. Ce travail a impliqué plusieurs instances de haut niveau :

  • L’Institut National de Recherche en Éducation (INRE).
  • Le Conseil National des Programmes.
  • L’Inspection Générale et la Direction Générale de l’Enseignement.

« Nous avons procédé à des comparaisons approfondies avec les modèles éducatifs de plusieurs pays, notamment concernant le volume horaire et l’organisation du temps scolaire, afin d’aboutir à un équilibre optimal entre les capacités de l’élève et l’efficacité pédagogique », a-t-il ajouté.

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La nouvelle stratégie vise avant tout à alléger le cartable et les programmes pour libérer du temps en faveur des activités culturelles et sportives. Parallèlement, le contenu s’enrichit de thématiques citoyennes telles que :

  • La culture environnementale (développement durable).
  • L’éducation routière.

Le ministre a conclu en rappelant que le développement des programmes est un processus dynamique et continu, soumis à une évaluation périodique pour rester en phase avec les évolutions mondiales.