Le président Abdelmadjid Tebboune annonce une transformation économique majeure pour l’Algérie. Le pays mise sur des mégaprojets miniers pour devenir un pays émergent. L’économie nationale connaît une accélération sans précédent selon le chef de l’État. Lors de son entrevue périodique accordée aux représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir, le président a affiché son optimisme. Il prévoit un produit intérieur brut dépassant 400 milliards de dollars fin 2027.
Le président Tebboune a précisé que ce cap sera franchi « au plus tard » fin 2027. Cette ambition repose sur une transformation profonde du modèle économique algérien. Le pays doit désormais réunir des conditions précises pour réussir ce pari.
« La cadence actuelle de notre économie nous rend optimistes », a affirmé le président. Pour lui, l’Algérie poursuit un projet national vers le statut de pays émergent. Cela nécessite une révision des besoins et le lancement de projets structurants.
Le réveil géant des ressources minières en Algérie
Le secteur minier devient le moteur principal de cette croissance. Le président a cité les mines de Gara Djebilet et d’Oued Amizour comme priorités. Ces gisements représentent les « premiers pas d’un pays émergent ».
La ligne minière Ouest reliant Gara Djebilet à Béchar est déjà une réalité. Ce projet d’envergure vise à exploiter pleinement les richesses minières nationales. Il a été réalisé avec des capacités locales en un temps record.
Gara Djebilet pour stopper les importations
Le fer de Gara Djebilet possède une importance stratégique majeure. Son exploitation permettra d’économiser 1,5 milliard de dollars par an. Cette somme est actuellement allouée à l’importation de minerai de fer.
Le président Tebboune a insisté sur la forte rentabilité de ce site. Le projet mettra fin aux importations de minerai d’ici trois ans. À terme, l’Algérie exportera sa production pour compenser les recettes des hydrocarbures.
Le Président Tebboune : « 1,5 milliard de dollars actuellement alloués à l’importation de minerai de fer destiné aux complexes sidérurgiques d’Oran, de Jijel et d’Annaba, avant de passer à l’exportation et de compenser, à un stade ultérieur, une partie des recettes générées par les hydrocarbures »
De nouvelles échéances pour 2026
Le calendrier des grands chantiers se précise pour les prochains mois. La mine de plomb et de zinc d’Oued Amizour sera lancée début 2026. Les premiers forages doivent débuter à la fin du mois de mars prochain.
Le projet a reçu l’accord des citoyennes et des citoyens habitant la région. La régularisation des terrains est actuellement dans sa phase finale. Le président a balayé les doutes sur l’utilité de ces investissements massifs.
Train reliant Bled El-Hadba au port d’Annaba
Concernant la ligne minière Est reliant la mine de Bled El-Hadba au port d’Annaba, le président de la République a assuré qu’après l’achèvement de la ligne minière Ouest, « toutes les capacités nationales en matière de réalisation de projets ferroviaires seront mobilisées pour cette ligne ».
Il a précisé que, sur un tracé total de 450 kilomètres, « il ne reste que 150 à 175 kilomètres à finaliser dans un délai d’une année ou un peu plus ».
Une extension ferroviaire vers l’extrême Sud
Le réseau ferroviaire s’étend désormais vers les régions les plus reculées. La ligne Alger-Tamanrasset pourrait être mise en exploitation dès 2028. Le réseau atteindra la ville d’Adrar entre fin 2026 et début 2027.
Ces infrastructures auront un impact direct sur le prix des marchandises. Le président a souligné que le prix du billet, : « ne dépasse pas 1700 DA, un tarif modeste comparé aux autres moyens de transport ».
