L’Algérie enregistre des progrès en matière des droits de l’Homme

L’Algérie enregistre des progrès en matière des droits de l’Homme

L’Algérie a enregistré des avancées en matière des droits de l’Homme durant l’année 2017, a déclaré jeudi la directrice d’Amnesty International en Algérie, Hassina Oussedik, en marge de la présentation du Rapport annuel 2017.

Mme Oussedik, a salué les mesures de facilitation prises par l’Etat algérien dans la défense des droits de l’Homme, notamment concernant le projet de demandes d’asile en Algérie, les violences à l’encontre des femmes ainsi que les lois constitutionnelles sur les mouvements associatifs.

“La décision du gouvernement algérien de travailler sur le projet d’asile, dont le dernier décret date de 1963 nous réjouit, cela témoigne de la préoccupation des autorités algériennes quant à cette question”, a déclaré Mme Oussedik, en marge de la Conférence de presse animée à Alger à  l’occasion de la publication du Rapport annuel.

Elle a également rappelé l’annonce du ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, Noureddine Bedoui  qui avait demandé devant l’Assemblée nationale de promulguer des lois en vue régulariser la situation des migrants leur donnant un permis de travail, jugeant cette mesure de “bonne nouvelle”.

Concernant la loi sur les mouvements associatifs, la directrice d’Amnesty Algérie s’est félicitée de la demande du ministre de l’Intérieur qui avait au début du mois de février, soumis une requête afin d’assouplir les conditions de création d’associations et de réduire le nombre de papiers ainsi que de membres fondateurs, et “cela se reflète dans la facilitation par les administrations dans l’obtention des papiers”, a-t-elle dit.

Par ailleurs, la directrice d’Amnesty a appelé à fournir plus d’efforts dans la défense et le respect des droits de l’Homme, même si toutes ces mesures vont dans le bon sens.

“C’est sûr qu’il y a des avancées mais à notre sens elles ne sont pas suffisantes car nous les attendons depuis longtemps et elles devraient être conformes aux normes internationales”, a-t-elle ajouté.

“Nous devons avoir comme objectif que les droits humains soient notre aiguille qui guide l’élaboration de nos lois”, a conclu Mme Oussedik.