L’Algérie accélère face au cancer : Une unité de fabrication d’anticorps monoclonaux inaugurée à Oran

L’Algérie accélère face au cancer : Une unité de fabrication d’anticorps monoclonaux inaugurée à Oran
Unité de fabrication d’anticorps monoclonaux

À Oran, ce jeudi 18 juin, une page s’est tournée pour la médecine algérienne. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a officiellement inauguré la première unité nationale dédiée à la fabrication d’anticorps monoclonaux, portée par les laboratoires Orion Lab.

Classée deuxième du genre sur l’ensemble du continent africain, cette installation représente bien plus qu’une simple usine : c’est l’entrée de l’Algérie dans l’ère des biomédicaments de haute précision, capables de cibler des cellules cancéreuses avec une exactitude que les thérapies classiques ne peuvent égaler.

Une première nationale qui place l’Algérie dans le cercle africain de la biopharmaceutique

Évaluée comme un jalon historique par le ministre lui-même, cette unité de production s’attaque à des pathologies parmi les plus lourdes. Les anticorps monoclonaux qu’elle fabriquera sont des protéines synthétisées en laboratoire, conçues pour reproduire le comportement des anticorps naturels du système immunitaire.

Leur particularité : reconnaître et neutraliser avec précision des cibles moléculaires ou cellulaires spécifiques, là où les traitements conventionnels frappent souvent trop large.

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Concrètement, ces thérapies s’appliquent aux cancers du sein, du poumon, du côlon et aux lymphomes. Elles entrent aussi dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, de la maladie de Crohn et de plusieurs pathologies inflammatoires et infectieuses.

Autant de maladies pour lesquelles les patients algériens dépendaient jusqu’ici exclusivement de molécules importées à prix élevé.

Un investissement dans la santé du citoyen, pas seulement dans l’industrie

Lors de la cérémonie d’inauguration, Ouacim Kouidri a tenu à recadrer la portée symbolique du projet. « Ce projet ne représente pas seulement un investissement industriel, mais constitue aussi un investissement dans la santé du citoyen ainsi que dans l’avenir de la recherche et de l’innovation », a-t-il déclaré.

Une formule qui résume l’ambition affichée : faire de cette unité une étape vers la consolidation du rôle de l’Algérie en tant qu’acteur régional dans les industries pharmaceutiques à haute valeur ajoutée.

Inscrit dans les orientations stratégiques du président Abdelmadjid Tebboune, le projet s’aligne sur les objectifs du Plan national de lutte contre le cancer.

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Il vise à améliorer concrètement la prise en charge des malades tout en développant une production nationale de médicaments biologiques complexes.

La souveraineté sanitaire, terme devenu central dans le discours des autorités algériennes, trouve ici une traduction industrielle tangible.

Au cœur du dispositif, un partenariat stratégique entre Orion Lab et un grand laboratoire international, fondé sur le transfert de technologie et la localisation des expertises liées aux médicaments biologiques.

Ce modèle de coopération, qui privilégie l’ancrage local des savoir-faire plutôt que la simple sous-traitance, est présenté comme le socle de la montée en puissance biopharmaceutique du pays.