L’Algérie a réduit son déficit commercial de près de moitié : Le baril freine la crise

L’Algérie a réduit son déficit commercial de près de moitié : Le baril freine la crise

Les hydrocarbures qui ont constitué l’essentiel des exportations ont permis d’engranger 18,516 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2018 contre 16,652 milliards de dollars pour la même période de 2017.

La situation s’améliore. Nettement. Une excellente nouvelle qui tombe à pic. A un moment où des scénarios «mortifères» sont écrits et dédiés pour l’Algérie par des institutions internationales, le Fonds monétaire international en l’occurrence.

Des prévisions qui lui prédisent des lendemains difficiles, amplifiées à dessein par certains experts et sciemment répercutées par certains médias qui en font leurs choux gras. Cette information toute fraîche vient leur couper l’herbe sous le pied. Elle remet en tout cas en cause leur théorie du chaos auquel serait voué le pays qui reste debout contre vents et marées.

La féroce crise financière qu’il affronte a certes mis sa trésorerie en difficulté, mais on est loin de la faillite qu’on lui a prédit. Sans avoir totalement viré au vert, les feux ne sont plus au rouge. A mi-chemin de ce qui nous sépare de la fin de l’année, l’Algérie aura réussi à réduire le déficit de sa balance commerciale de près de 50%.

«Le déficit commercial de l’Algérie s’est chiffré à 2,956 milliards de dollars au 1er semestre 2018, contre un déficit de 5,657 milliards de dollars durant la même période de 2017, soit un recul du déficit de 47,75%», a indiqué hier le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes. Si l’on se réfère à ces statistiques, on peut affirmer que l’orage tend à s’éloigner. Une conjoncture à laquelle ont largement contribué les cours de l’or noir qui évoluent autour des 73 dollars après avoir flirté avec la barre symbolique des 80 dollars.

Les hydrocarbures qui ont constitué l’essentiel des exportations ont permis d’engranger 18,516 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2018 contre 16,652 milliards de dollars pour la même période de 2017.

«Les hydrocarbures ont encore représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger (93,38% du montant global des exportations) en s’établissant à 18,516 milliard de dollars contre 16,652 milliards de dollars, soit une hausse de 1,86 milliards de dollars» selon les données des douanes. Ce qui a eu pour effet de booster les revenus des ventes à l’étranger. «Entre janvier et fin juin 2018, les exportations ont augmenté à 19,828 milliards de dollars contre 17,616 sur la même période de 2017, soit une hausse de 2,21 milliards de dollars» relèvent les rédacteurs du document du Cnis, répercuté par une dépêche de l’APS datée d’hier. Un point noir cependant: les importations, bêtes noires du gouvernement, demeurent toujours à un niveau très élevé. «Pour les importations, elles ont très légèrement baissé à 22,784 milliards de dollars contre 23,273 milliards de dollars à la même période de l’année écoulée, soit une diminution de 489 millions de dollars», indique la même source. Parmi celles qui ont contribué à cette stagnation figure la facture des produits alimentaires qui s’est établie à 4,59 milliards de dollars entre janvier et fin juin 2018 contre 4,43 milliards de dollars pour la même période de référence en 2017. Pour le Groupe des produits bruts, elles ont grimpé à 971 millions de dollars contre 794 millions de dollars. «Concernant les biens de consommation non alimentaires, ils ont été importés pour 4,61 milliards de dollars contre 4,19 milliards de dollars, alors que la facture des demi-produits a coûté 5,39 milliards de dollars contre 5,31 milliards de dollars.» notent les rédacteurs du document du Cnis.

Les exportations hors hydrocarbures, maillon faible de l’économie nationale, restent insignifiantes malgré un léger mieux. Elles pointent à 1,31 milliard de dollars contre 964 millions de dollars. Ce qui montre tout le chemin qui reste à parcourir pour que le pays s’affranchisse de l’«addiction» à son pétrole. La Chine reste en tête de nos principaux pays fournisseurs suivie par la France et l’Italie, qui complètent le podium, talonnées par l’Espagne et l’Allemagne qui se tiennent au coude-à-coude. La première place des principaux clients du pays est occupée par l’Italie depuis mars 2018 loin devant l’Espagne et la France suivie par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

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