Du 27 août au 6 septembre 2025, la cité du Lido à Venise accueille la 82ᵉ Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica, l’un des rendez-vous les plus prestigieux du cinéma mondial. Entre la compétition officielle, les sections parallèles et les rétrospectives, ce festival attire chaque année réalisateurs, acteurs, producteurs et critiques venus des quatre coins du globe. La cérémonie de clôture, prévue le 6 septembre, récompensera les meilleures œuvres grâce aux délibérations de cinq jurys internationaux.
L’Algérie marque cette édition par la sélection de deux films, témoignant de la vitalité et de la diversité de son cinéma.
D’abord, Boomerang Atomic du cinéaste reconnu Rachid Bouchareb, présenté hors compétition. Habitué des grands festivals, le réalisateur de Indigènes et Hors-la-loi revient avec une œuvre qui interroge les répercussions sociales et politiques de l’histoire nucléaire, en mêlant mémoire et actualité.
Ensuite, Roqia de Yanis Koussim, cinéaste émergent qui s’est déjà illustré dans le court et moyen métrage. Ce nouveau film, inscrit dans une section parallèle, s’annonce comme une plongée sensible dans des thématiques contemporaines algériennes, entre traditions et modernité.
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Mostra de Venise : un tremplin pour le cinéma algérien
La présence de ces deux réalisateurs illustre l’évolution du paysage cinématographique algérien, partagé entre figures confirmées et nouvelles voix. Si Bouchareb incarne la reconnaissance internationale acquise de longue date, Koussim incarne le renouveau d’une génération qui cherche à raconter l’Algérie d’aujourd’hui avec un regard singulier.
Pour les professionnels, la Mostra représente un tremplin de visibilité. Venise, aux côtés de Cannes et Berlin, demeure l’une des vitrines les plus influentes pour décrocher des distributeurs, séduire les critiques et conquérir de nouveaux publics.
La participation algérienne à la Mostra 2025 témoigne d’un regain d’intérêt pour les productions nationales dans les grands festivals. Les observateurs soulignent que la diversité des thèmes abordés (mémoire historique, questions sociales et identitaires) pourrait trouver un écho particulier auprès d’un jury cosmopolite.
Alors que le cinéma algérien reste souvent sous-financé et en quête de structures pérennes, ces sélections constituent un signal fort : celui d’une cinématographie en résistance et en expansion, capable de se faire entendre sur la scène internationale.