Alors que les écoliers s’apprêtent à ranger les cahiers et que le parfum des vacances d’été commence à flotter sur le pays en ce mois de mai, le thermomètre, lui, n’a pas attendu le mois de juillet pour s’affoler.
Le grand Sud algérien est déjà entré de plain-pied dans la saison des extrêmes. Selon les derniers relevés du site sécialisé Eldorado Weather, trois villes algériennes viennent de faire une entrée fracassante dans le top 15 des zones les plus chaudes de la planète au cours des dernières 24 heures.
Dans ce classement mondial dominé par une ville du Tadjikistan (49,4 °C), la ville d’In Salah s’est hissée à la deuxième place mondiale et à la première position dans le monde arabe, affichant une température de 46,2 °C.
>Elle est suivie de près par Bordj Badji Mokhtar, qui occupe la sixième place mondiale avec un pic de 45,9 °C.
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La localité d’In Guezzam ferme la marche algérienne de ce classement, apparaissant à deux reprises lors des relevés avec des maximales de 45,5 °C (11ème place) et 45,3 °C (14ème place).

La canicule s’invite avant l’été dans le Sud algérien
Cette incursion dans les records mondiaux n’est pas un cas isolé pour l’Algérie, habituée à figurer au sommet des zones de chaleur extrême, particulièrement durant la période estivale. En août 2025 déjà, le même site spécialisé avait répertorié Tindouf (45 °C), In Guezzam (44,8 °C) et Adrar (44,6 °C) parmi les points les plus brûlants du globe.
Par le passé, les rapports d’Eldorado Weather avaient dressé des bilans encore plus alarmants. Lors de précédentes vagues de chaleur, jusqu’à 11 villes algériennes avaient intégré simultanément ce classement mondial, franchissant la barre symbolique des 49 °C.
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Des villes comme Hassi Messaoud (49,7 °C), Ouargla (49,3 °C) ou encore Touggourt, qui avait un temps décroché la première place mondiale avec 49,5 °C, témoignent de l’intensité climatique qui frappe régulièrement le Sahara algérien.
Ces données soulignent une nouvelle fois la vulnérabilité de la région face au réchauffement climatique, plaçant le grand Sud algérien au cœur des préoccupations météorologiques mondiales.
