La situation se corse à ArcelorMittal,Menace de grève illimitée

La situation se corse à ArcelorMittal,Menace de grève illimitée
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Les 500 travailleurs sous-traitants, qui avaient bloqué les aciéries 1 et 2 pour exiger leurs réintégration parmi les effectifs d’ArcelorMittal, semblent ne pas lâcher prise dans leur bras de fer qui les oppose à l’administration du complexe sidérurgique du complexe d’El-Hadjar.

Cette action a débuté mercredi dernier par une trentaine de protestataires qui avaient bloqué les dites aciéries au moment où Smaïn Kouadria, secrétaire général du syndicat d’entreprise, et M. Bourraï, président du comité de participation, discutaient de l’avenir du complexe sidérurgique avec le patron de la centrale syndicale, M. Sidi Saïid. Hier, dans une déclaration téléphonique, Smaïn Kouadria nous a informé qu’une réunion va se tenir à 14 heures avec les responsables d’ArcelorMittal dans le but de trouver une solution de fusion de ces travailleurs sous- traitants dans les rangs de l’entreprise.



Il faut souligner que les 500 travailleurs de sous-traitances, malgré leurs performances dans la production de l’acier liquide, dépendent d’entreprises privées qui les exploitent «pour des salaires de misère», pour reprendre quelques déclarations parmi les contestataires. Avant-hier, pour calmer les esprits des travailleurs sous-traitants, l’administration d’ArcelorMittal, croyant faire un bon geste, a décidé de réintégrer uniquement 100 techniciens de cette catégorie professionnelle en révolte, véritable poumon de la production de l’acier liquide.

Pis encore, cette décision des gérants du complexe sidérurgique n’a eu pour effet que de mettre le feu à la poudrière. C’est pour cette raison que M. Smaïn Kouadria et son staff se sont dépêchés pour rencontrer les décideurs du complexe sidérurgique, car la tension a grimpé hier de plusieurs crans : la totalité des travailleurs du complexe sidérurgique d’El-Hadjar se sont solidarisés de leurs camarades de la sous-traitance. Le message a été hier simple : «S’ils n’obtiennent pas gain de cause, à savoir leur réintégration dans les effectifs d’ArcelorMittal, nous observerons une grève générale et illimitée.» Contacté hier, M. Smaïn Kouadria a déclaré : «Les négociations se poursuivent avec la direction d’ArcelorMittal, à leur tête M. Vincent le Gouic. Rien n’a été décidé. L’administration trouve qu’intégrer les centaines d’ouvriers sous-traitants lui revient cher. Mais même si nous croyons les explications d’ArcelorMittal, nous n’abandonnerons pas ces travailleurs, parce que leurs revendications sont les notre.»

Nabil Chaoui