La Protection civile algérienne classée 10e au monde par Harvard : voici les moteurs de cette percée

La Protection civile algérienne classée 10e au monde par Harvard : voici les moteurs de cette percée
La Protection Civile algérienne dans le TOP 10 mondial en 2026 selon étude menée par l’Université de Harvard

Une étude menée par l’Université de Harvard positionne la Protection Civile algérienne au 10e rang mondial des meilleurs corps de défense civile.

Un classement qui place l’Algérie aux côtés des plus grandes puissances en matière de gestion des catastrophes, et qui fait de son institution la seule représentante africaine parmi les trente premières.

Selon les résultats publiés par le site spécialisé Posp, cette évaluation repose sur une analyse approfondie des capacités opérationnelles, humaines et stratégiques des services de protection civile à travers le monde. La Protection civile algérienne figure ainsi dans le top 10 mondial, un positionnement qui confirme son rôle croissant dans la gestion des crises majeures.

Protection civile algérienne : les critères d’un classement mondial exigeant

L’étude, supervisée par les experts américains Alfred Maxime et Gianna Thompson, s’appuie sur des critères précis. Le journal indique que l’évaluation « s’est appuyée sur des critères rigoureux, incluant le nombre d’interventions annuelles et le taux d’effectifs, ainsi que le nombre de la population, l’expérience dans les grandes opérations et l’étendue géographique du pays, outre la contribution aux opérations internationales de secours hors des frontières ».

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Parmi les indicateurs retenus :

  • Le volume d’interventions annuelles déclarées
  • Le ratio d’agents par rapport à la population
  • L’expérience dans la gestion d’opérations d’envergure
  • La superficie et la configuration géographique du pays
  • La participation à des missions de secours à l’international

Dans ce classement, la Protection civile américaine arrive en tête. Elle devance notamment les services du Japon, de l’Allemagne, de la Russie, de la Corée du Sud, de la Turquie, du Canada et de la France, qui figurent également parmi les dix premiers aux côtés de l’Algérie.

Une Protection civile algérienne portée par une stratégie de transformation

Le rapport attribue ce positionnement à un « bond qualitatif » lié aux réformes engagées ces dernières années. Il souligne le rôle du directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Bouglaf, en poste depuis 2018.

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Sous son impulsion, l’institution a lancé une série de mesures visant à renforcer la préparation opérationnelle. L’étude évoque une « véritable mutation » des méthodes d’action, fondée sur l’organisation quasi mensuelle d’exercices de simulation de catastrophes naturelles et industrielles.

Des manœuvres ciblées ont également été généralisées dans les différentes wilayas pour faire face à :

  • Les feux de forêt
  • Les accidents de noyade et sinistres maritimes
  • Les incendies d’immeubles et d’unités industrielles
  • Les inondations et crues torrentielles
  • Les séismes

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D’après les données publiées, cette approche proactive a permis de consolider l’expertise de la Protection civile algérienne dans la gestion d’un large éventail de catastrophes et d’accidents majeurs.