La police algérienne a acquis une très grande expérience dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme (DGSN)

La police algérienne a acquis une très grande expérience dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme (DGSN)

arton120609-a6a71.jpgLa police algérienne a acquis une très grande expérience dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme et pourra en faire bénéficier les pays confrontés à ces fléaux, a affirmé, vendredi, le directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel.

« La police algérienne a capitalisé une très grande expérience dans la lutte contre la criminalité et dans la lutte contre le terrorisme. Cette expérience mérite d’être exportée vers les pays qui sont en lutte contre ces phénomènes », a indiqué M. Hamel dans un entretien à la chaîne de télévision France 24.

Invité à dire si les pays voisins de l’Algérie étaient demandeurs de cette expérience, le DGSN a répondu que « tout pays confronté à une crise a besoin d’aide. Donc ces pays sont effectivement demandeurs ».

L’Algérie peut apporter à ces pays une aide sur le plan de la formation, mais surtout en matière d’échange d’informations, a-t-il expliqué. « Pour le moi, la coopération reste synonyme de deux axes, à savoir la formation et la coopération opérationnelle », a-t-il dit.

Il s’agit notamment de la formation des formateurs, a expliqué M. Hamel, ajoutant que « la coopération opérationnelle consiste en l’échange d’informations, d’expériences et d’expertises ».

Pour lui, l’élection de l’Algérie à l’exécutif d’Interpol (Organisation internationale de la police criminelle) est « une reconnaissance de l’Algérie en tant que pays qui a retrouvé sa stabilité et sa sécurité qui lui ont permis de revenir dans le concert des Nations ».

Interrogé également sur la gestion sécuritaire des manifestations que plusieurs villes algériennes avaient connu en janvier 2011, M. Hamel a assuré que « la police a réussi à gérer cette mission très difficile ».

« Au début, c’était une mission très difficile même si elle fait partie de la vocation principale de la police algérienne, c’est-à-dire le rétablissement et le maintien de l’ordre », a-t-il dit.

Au regard des « mutations » qui sont intervenues dans l’environnement local et régional ou international, un « travail de fond » était, selon lui, devenu nécessaire auprès des policiers.

Ce « travail de fond » a consisté à mener une large sensibilisation pour amener les policiers à exécuter leur mission « dans les règles prescrites et dans le respect des droits de l’homme » et à réunir les conditions matérielles nécessaires.

« Je pense que tous les acteurs ont répondu favorablement à cette attente et je pense que la police algérienne a réussi sa mission de maintien et de rétablissement de l’ordre », a-t-il assuré.

Le DGSN a rappelé que la police algérienne est « jeune ». « Nous avons de plus 15.000 cadres qui ont moins de 39 ans et 8,20% des effectifs de la sûreté nationale sont des femmes », a-t-il ajouté.