La plupart vivent avec leurs parents et frères 51 % des femmes algériennes sont célibataires

vendredi 19 juillet 2013 à 21:46
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alger-Site.jpgL’occidentalisation de la société frappe  nos portes et menace de démantèlement le tissu social algérien. Après les modes de consommation et d’habillement, c’est au tour de la vie sociale de subir les retombées de l’invasion culturelle occidentale.

En effet, les femmes algériennes choisissent de plus en plus de vivre seules, indique une étude réalisée sur le phénomène du célibat dans le monde arabe par la Radio Amsterdam.

L’étude rendue publique hier, note que « 51 % des femmes algériennes ayant l’âge légal du mariage à savoir 18 ans et plus, sont célibataires ». En chiffres, l’Algérie compte 5.5 millions de femmes célibataires.

Ce taux de 51%, classe l’Algérie deuxième au Maghreb, après le voisin tunisien. Deux millions de célibataires sont recensées, représentant 62 % du total des Tunisiennes adultes. Un chiffre peu rassurant pour l’avenir démographique de ce petit pays de l’Afrique du Nord.

Contrairement à la Tunisie, les femmes célibataires en Algérie vivent généralement avec les parents ou les frères. Le phénomène de femmes célibataires regroupées dans un appartement est peu répandu. Il se limite aux grandes villes comme Alger, Oran et le Sud. Au Maroc, par contre, le célibat touche seulement 40 % des femmes (4 millions).

La persistance des traditions ancestrales dans ce pays ainsi que le taux faible de scolarisation des filles, explique en partie cette tendance. C’est la Libye qui connaît moins de femmes célibataires. 35 % seulement des femmes libyennes adultes. Le niveau de vie élevé dont jouissent les Libyens, pourrait être l’une des explications les plus crédibles.

A cela s’ajoute le caractère tribal qui continue de gérer les rapports sociaux dans ce pays. Par ailleurs, l’étude a levé le voile sur une équation étrange aux spécialistes de la sociologie et de la démographie : « la Palestine est le pays le moins touché par le célibat des femmes dans le monde arabe ».

Ni la guerre qui dure depuis 1948, ni l’embargo multidimensionnel imposé par l’occupant israélien aux populations civiles, n’empêchent les palestiniennes et les palestiniens de se marier, de fonder des foyers et d’avoir des enfants.

Les difficultés de la vie créées par le colonisateur, ne dissuadent pas le mariage, bien au contraire l’encouragent, puisqu’il est considéré comme une autre forme de résistance à l’oppression.

En effet, 7 % seulement des femmes palestiniennes restent célibataires, soit environ 15 000 femmes. Les rédacteurs de l’étude recommandent même aux femmes arabes célibataires d’aller dans ce pays, et ce, pour trouver un conjoint. Par ailleurs, le Liban occupe le haut du tableau avec un top de plus de 85 % des femmes adultes célibataires.

C’est La communauté chérifienne du Liban (environ 45 % de la population), qui est la plus touchée. En tentant de trouver des explications à ses disparités entre les pays de la même région, les réalisateurs de cette étude nient catégoriquement « l’existence de liens entre l’accroissement du célibat et la situation socio-économique des pays ».

Ils citent comme exemple, les pays du Golfe où le niveau de vie est parmi les plus élevés de la planète, mais ils enregistrent des taux de célibat élevé comparativement aux pays arabes pauvres. Le cas de la Palestine illustre bien cette analyse. Le document indique par exemple, qu’en Arabie Saoudite le taux est de 45 %, aux Emirat arabe unis, il est de 75 %.

Dans ce dernier pays, les autorités ont simplement interdit aux hommes de se marier avec des étrangères, et ce, pour réduire le célibat des femmes. Les autres pays du Golfe le tolèrent, mais avec des restrictions, note l’étude. Si la guerre encourage le mariage en Palestine, c’est loin d’être le cas en Irak et en Syrie, qui enregistrent un taux de 70 %.

Ce dernier risque de s’exploser encore durant les prochaines années. Et pour cause les conflits armés internes qui ravagent ces deux pays.  »Des centaines voire des milliers d’hommes meurent chaque mois dans les combats sanglants, d’autres fuient pour aller chercher une vie meilleure ailleurs, laissant derrières eux, une situation des femmes désespérées ».

R. C.

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