La ministre Française du commerce achève sa visite:«J’ai perçu une volonté de changer le cadre réglementaire»

La ministre Française du commerce achève sa visite:«J’ai perçu une volonté de changer le cadre réglementaire»
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Considérant l’Algérie comme une puissance émergente intermédiaire, la France veut développer la «Méditerranée des projets». C’est le message qu’est venue porter la ministre française du Commerce qui évoque les difficultés rencontrées par certaines entreprises françaises et qui dit avoir perçu une volonté du gouvernement algérien de changer l’arsenal juridique.

Le gouvernement a-t-il l’intention de changer certaines dispositions liées aux conditions d’investissement ? La ministre française du Commerce croit savoir que oui. Madame Nicole Bricq dit avoir perçu «une volonté» de réviser le cadre législatif sans que cela lui soit clairement signifié. Animant hier une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec des chefs d’entreprise, elle a évoqué la règle du 49- 50 qui est considérée comme un obstacle pour certaines PME mais pas comme un frein insurmontable. Elle dit être déterminée à promouvoir ce que le président français surnomme «la Méditerranée des projets », un cadre qui va visiblement remplacer l’UPM si cher à son prédécesseur. Le partenariat, la ministre française le conçoit durable mais surtout basé sur des projets concrets dans un pays qui, dit-elle, a la particularité d’être un marché et un lieu d’investissements. Un terrain où la France va devoir se battre pour y garder sa place. La concurrence, reconnaît la ministre, est rude et les entreprises françaises devront faire des efforts pour consolider leurs positions. Elle appelle à entreprendre davantage tout comme elle exhorte les chefs d’entreprise algériens à être porteurs de messages positifs. Les deux parties pourront bientôt discuter à l’occasion d’un forum que la ministre compte organiser, probablement après la visite de François Hollande qui interviendra au mois de décembre. En attendant, les négociations au sujet de l’installation de Renault en Algérie sont toujours en cours. Les deux pays restent attachés à l’aboutissement du projet de l’installation du constructeur français mais aucun détail sur l’état d’avancement des négociations n’a été donné par la ministre qui s’est contentée de dire que les négociations continuaient d’avancer. Une réunion a eu lieu à ce sujet la semaine dernière entre les deux parties. La négociation est active, affirme la ministre qui trouve logique que le groupe français essaye de sauvegarder au mieux ses intérêts. Nicole Bricq a achevé hier sa visite à Alger en lançant un message fort aux entrepreneurs pour la reconstruction du partenariat algéro-français.

N. I.