Publiée au Journal Officiel le 31 décembre, la Loi de finances 2026 est entrée en vigueur ce 1er janvier.
Entre budget record, projections économiques et mesures ciblées, le texte fixe les priorités de l’État pour l’année 2026.
Loi de Finances 2026 en Algérie : budget record et répartition sectorielle
La Loi de finances 2026 consacre le plus gros budget jamais adopté par l’Algérie. Les recettes sont estimées à 8.009.025.301.630 dinars (plus de 61 milliards de dollars), tandis que les dépenses atteignent 17.636.662.280.000 dinars, soit plus de 135 milliards de dollars.
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Les principaux ministères bénéficient des plus gros budgets :
- Défense nationale : 3.205 milliards de dinars
- Finances : 3.384 milliards de dinars, dont 2.118 milliards non assignés
- Éducation nationale : 1.851 milliards de dinars
- Intérieur et collectivités locales : 1.535 milliards de dinars
- Santé : 1.084 milliards de dinars, avec une contribution prévisionnelle de 170 milliards de la sécurité sociale pour financer les établissements hospitaliers et la charge médicale des assurés sociaux.
Ainsi, cette enveloppe exceptionnelle reflète la volonté de l’État de soutenir les secteurs stratégiques et les services publics, tout en maintenant des équilibres macroéconomiques prudents.
Loi de Finances – croissance hors hydrocarbures : les prévisions 2026, 2027 et 2028
Le texte table sur un taux de croissance de 4,1 % en 2026, qui devrait atteindre 4,4 % en 2027 et 4,5 % en 2028.
Ces projections reposent principalement sur les performances attendues des secteurs hors hydrocarbures, afin de renforcer la diversification économique.
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Le baril de pétrole est hypothétiquement fixé à 60 dollars, conditionnant les équilibres financiers retenus pour l’année.
Impôts et fiscalité : le socle des recettes 2026
Par ailleurs, les recettes fiscales constituent l’essentiel des ressources de l’État pour 2026, avec 7.025.011.301.630 dinars provenant des impôts, dont :
- 2.068.635.502.061 dinars d’impôt sur le revenu (IRG).
- 1.619.392.929.856 dinars d’impôts sur la consommation.
Ces chiffres confirment le rôle central de la fiscalité dans le financement du budget et la nécessité de moderniser les procédures pour améliorer la collecte.
Importation de vvéhiculesde moins de 5 ans : une ouverture encadrée
En outre, la LF 2026 précise les conditions pour importer un véhicule de moins de cinq ans, mais la mesure ne concerne pas tous les Algériens.
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Elle s’applique uniquement aux nationaux qui :
- Sont immatriculés auprès des représentations diplomatiques ou consulaires.
- Effectuent un « retour définitif » après un séjour continu d’au moins trois ans à l’étranger.
- N’ont jamais bénéficié des avantages liés au changement de résidence.
Ces personnes peuvent importer un véhicule électrique, essence ou hybride (tourisme ou utilitaire) ou un véhicule à deux roues. Les importations bénéficient d’exemptions douanières et de dispense du contrôle du commerce extérieur. Sous plafond, 8 millions de dinars pour les stagiaires et étudiants, 10 millions pour les autres citoyens.
