La justice sévit contre la « mafia des plages » : les condamnations à la prison ferme s’enchaînent

La justice sévit contre la « mafia des plages » : les condamnations à la prison ferme s’enchaînent
Le littoral algérien sous haute surveillance cet été – douze condamnations en une semaine à Oran

Face au fléau récurrent de l’occupation anarchique des plages, les autorités algériennes affichent une fermeté inédite. À Oran, l’été a commencé fort pour les squatteurs du littoral. En l’espace de sept jours, le tribunal d’Aïn El Turck a condamné douze exploitants sauvages à six mois de prison ferme.

Pour avoir transformé le domaine public maritime en commerce privé, ces individus ont rapidement été rappelés à l’ordre par la justice. Trois affaires distinctes ont débouché sur des peines identiques et le message adressé aux contrevenants est désormais sans ambiguïté.

Le littoral algérien sous haute surveillance cet été : douze condamnations en une semaine à Oran

Dernier épisode en date, cinq individus cueillis dimanche sur la plage de Ras Falcon par une patrouille de la police judiciaire d’Aïn El Turck. Sur place, de quoi monter une petite entreprise clandestine. 105 chaises, 22 tables, 11 parasols et deux tentes, le tout déployé pour faire payer l’accès à un espace censé être gratuit.

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Ce n’est pas un coup isolé. La même semaine le tribunal a traité deux autres affaires similaires. Quatre personnes jugées pour avoir mis la main sur la plage de Sanobar. Et trois autres qui avaient converti deux parkings près de Bousfer en source de revenus improvisée. Dans les deux cas, la peine prononcée était identique, six mois de prison ferme.

Guerre au racket balnéaire : l’État décrète la tolérance zéro sur les plages en Algérie

Selon le quotidien El Khabar, cette offensive est directement pilotée par le wali d’Oran. Bien décidé à éradiquer le racket balnéaire sous toutes ses formes. Chaises imposées, parasols payants, parkings sauvages… Une politique tolérance zéro qui s’aligne sur les consignes strictes du gouvernement, qui s’étend sur tout le littoral algérien.

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Ainsi, Oran n’est pas un cas à part. Dès début juin 2026, la direction de la sûreté avait lancé le mot d’ordre à l’échelle nationale contre les exploitants illégaux des plages. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur, Said Sayoud, avait lui-même tapé du poing sur la table lors d’une réunion avec les walis et les forces de sécurité. Plus largement, la justice algérienne multiplie ces dernières semaines les peines lourdes contre les abus de l’espace public.