La justice américaine inflige un revers à Trump : ses restrictions sur l’immigration légale invalidées.

La justice américaine inflige un revers à Trump : ses restrictions sur l’immigration légale invalidées.
La justice américaine freine une nouvelle fois Donald Trump. Des mesures controversées limitant l’accès à l’asile, aux permis de travail et aux Green Cards viennent d’être invalidées.

Nouveau revers judiciaire pour la politique migratoire de Donald Trump. Vendredi, un juge fédéral a déclaré « illégales » toute une série de restrictions qui visaient les ressortissants de 39 pays. Ces mesures drastiques avaient été imposées par les services de citoyenneté et d’immigration (USCIS) dans la foulée d’un attentat mortel survenu à Washington en novembre dernier.

Un juge fédéral a invalidé, vendredi 5 juin, les restrictions visant l’immigration légale. Ces mesures drastiques avaient été imposées par la Maison Blanche après l’attentat mortel de novembre à Washington, perpétré par un ressortissant afghan.

Pour le magistrat, l’administration a outrepassé ses droits, rouvrant ainsi les portes d’une immigration légale un temps verrouillée.

Un juge invalide une série de restrictions de l’administration de Trump sur l’immigration légale

En déclarant ces restrictions « illégales », le juge John McConnell a rappelé qu’elles avaient été imposées par les services d’immigration (USCIS) contre 39 pays, après l’attentat ayant coûté la vie à une militaire de la garde nationale. Le magistrat a dénoncé l’impact concret de cette politique : « Depuis, les individus de ces pays se sont vus catégoriquement empêchés d’obtenir des décisions finales portant, entre autres, sur leurs demandes d’asile, de permis de travail, de Green Card, ou de naturalisation ».

Le magistrat s’appuie notamment sur une publication de Kristi Noem, alors ministre de la Sécurité intérieure. En décembre, celle-ci s’était vantée sur X d’avoir recommandé à Donald Trump « une interdiction d’entrée totale pour les ressortissants de chaque satané pays qui a inondé notre nation de meurtriers, de sangsues et d’accros aux aides sociales ».

Une demande immédiatement traduite en actes : dans la foulée, toutes les procédures de naturalisation ou d’obtention de la Green Card ont été gelées pour les ressortissants de 19 des pays les plus pauvres du monde.

« Des préjugés anti-immigrés »

La liste s’appuyait sur des sanctions déjà existantes. On y retrouvait les 12 pays déjà interdits de territoire depuis juin 2025 (dont l’Afghanistan, l’Iran, la Libye ou Haïti), combinés aux sept nations touchées au même moment par des restrictions de visas (comme Cuba et le Venezuela). À cet ensemble déjà lourd, vingt nouveaux pays ont été ajoutés en décembre 2025.

Le juge accuse notamment l’USCIS d’instrumentaliser la « sécurité nationale » pour masquer des préjugés anti-immigrés. Selon lui, cet argument sécuritaire n’est qu’un simple prétexte pour dissimuler les véritables motivations de l’agence.

L’attentat a poussé la Maison Blanche à geler l’octroi de l’asile pendant des mois et à réduire la validité des permis de travail de plusieurs catégories de migrants. Cette sévérité s’inscrit dans la priorité absolue de Donald Trump : stopper ce qu’il qualifie d' »invasion » de « criminels étrangers ». Cependant, malgré une communication agressive sur les expulsions massives, son plan a été largement paralysé par la justice. Les tribunaux ont rappelé à de multiples reprises que les immigrés visés devaient d’abord pouvoir faire valoir leurs droits.

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