Le match : 2-0
Dès les premiers instants, les Français, décidés, ont affiché leurs intentions : pas question de rester derrière. Ils ont effectué un gros pressing lors des sept premières minutes, ont empêché la Mannschaft de ressortir le ballon proprement et se sont créé une première énorme occasion. A l’issue d’un double une-deux entre Blaise Matuidi et Antoine Grizeman, l’attaquant s’est ouvert le chemin du but mais sa frappe à ras de terre a été détournée par un Manuel Neuer vigilant (7e). Le reste de la première période a été largement maîtrisée par les champions du monde, car la mécanique allemande s’est mise en marche pour mettre le pied sur le ballon. Ce qui a fait reculer le bloc tricolore. Mais ni Can (14e), ni Muller (32e et 39e) n’ont pas réussi à concrétiser cette domination et, au final, les Allemands ne se seront créés que peu d’occasions très nettes.
A rebours de cette domination, ils ont même fini par encaisser un penalty de Griezmann juste avant la mi-temps (voir ci-dessous), tel un coup du sort. Dès lors, menés au score, les hommes de Joachim Löw n’ont plus connu la même emprise. Malgré une possession toujours aussi importante (68% au total), le rapport de forces s’est équilibré. Organisés autour d’un grand Hugo Lloris et d’une charnière Koscielny-Umtiti très solide, les tricolores ont tenu bon. Ils ont même accru leur avantage, toujours par Griezmann, après un gros travail de Pogba et un ballon relâché par Neuer (76e). Les offensives allemandes ont eu beau se multiplier en fin de match, les champions du monde, trop brouillons (80e), maladroits (79e et 82e) ou malchanceux (74e et 90e), ont fini par rendre les armes. Battus par plus forts qu’eux.
Le fait : le penalty offert par Schweinsteiger
Le joueur : Antoine Griezmann en patron
Il aura fallu attendre 58 ans pour voir les Bleus terrasser enfin la grande Allemagne en compétition officielle. Après trois échecs au Mondial en 1982, 1986 et 2014, l’équipe de France a enfin pris sa revanche. Elle n’avait plus battu son rival depuis le Mondial 1958.