La fourrière canine manque cruellement de moyen et de matériel, Les chiens errants courts toujours dans Oran

La fourrière canine manque cruellement de moyen et de matériel, Les chiens errants courts toujours dans Oran

chiens-elkh2010dse.jpgA Oran, les chiens errants continuent à se faire de plus en plus remarquer au grand désespoir des habitants de la ville qui supportent très mal cette présence. Le problème colle ainsi à la peau de la capitale de l’Ouest depuis de nombreuses années sans que des mesures efficaces ne soient prises.

Dernièrement, des chiens errants ont même été aperçus en plein coeur du centre-ville, un lieu qui leur résistait il y a encore quelque temps. Des quartiers tels que Maraval, Yaghmoracen, Boulanger ou encore celui de Sananès sont des lieux qui enregistrent le plus la présence de ces chiens errants.

«Même si dans la plupart des cas ces chiens sont inoffensifs, il n’en demeure pas moins que le risque est là. Nous ne sommes pas à l’abri d’une attaque ou d’une morsure», dira une dame qui habite le quartier de Maraval. En effet, les morsures de chiens se font très fréquentes et dans la plupart des cas les victimes sont obligées de subir des soins appropriés dans les structures de santé spécialisées.

A cet effet, la direction de la santé et de la population a enregistré durant le premier trimestre de l’année en cours pas moins de 1.874 cas de morsures de différents animaux, dont 60% sont canines, loin devant celles des rats (20%) puis les chats avec 19%.

Le service de prévention de cette même direction précisera par ailleurs que 1.398 cas de morsures sont véhiculés par des animaux non domestiques, c’est dire toute l’importance du risque qu’engendre la présence d’animaux sauvage tels que les chiens errants en libre circulation dans les rues.

Outre le fait que ces chiens peuvent être vecteurs de maladies transmissibles à l’aide d’une morsure, ces derniers constituent également un risque sanitaire et de santé publique vu que bien souvent des chiens errants meurent et sont laissés à l’abandon durant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Le risque sanitaire sur le citoyen et l’environnement devient ainsi particulièrement palpable et inquiétant. Même si on ne dénombre aucune catastrophe liée à la prolifération de carcasses de chiens errants, il n’en demeure pas moins que le risque est bien réel.

A niveau de la fourrière canine d’Oran, située dans le quartier d’El-Hamri, on se plaint d’un manque flagrant de matériel pour le ramassage des chiens errants, ce qui rend la tâche de l’équipe d’intervention très restreinte, assez compliquée. A cela s’ajoute l’utilisation d’une camionnette qui ne peut contenir qu’une seule cage pour chien.

Le manque de moyen intensifie ainsi en difficulté la tâche des agents chargés du ramassage qui sont particulièrement exposés au risque d’attaque et de morsures. Pour ce qui est de l’élimination des chiens capturés, nous apprendrons que les agents de la fourrière canines sont obligés d’utiliser le procédé de l’électricité étant donné que l’injection qui servait à les tuer en les endormant n’est plus disponible depuis fort longtemps.

Ainsi, le problème des chiens errants est beaucoup plus important qu’il n’y parait. A long terme, leur présence peut devenir une véritable tare pour la daïra d’Oran qui se classe en première position en nombre de morsures de chiens avec ses 41%.

Belouzaa Adjila