La formule permettra de booster la production nationale ,Vers le retour au crédit à la consommation

La formule permettra de booster la production nationale ,Vers le retour au crédit à la consommation
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Le crédit à la consommation, exclusivement destiné à la consommation nationale, sera vraisemblablement de retour très prochainement. En tout cas, l’idée est en train de faire son petit bonhomme de chemin. Jeudi, lors de la réunion gouvernement/UGTA/patronnat, Abdelmadjid Sidi-Saïd en a fait la proposition. Et selon lui, “les participants y adhérent pleinement”.

Sa proposition, qualifiée d’“élément positif” , a été “endossée par la réunion”.

Fort donc de cette adhésion, du gouvernement et du patronnat, “l’UGTA va approfondir la question lors de la conférence nationale sur la production industrielle”, précise Sidi-Saïd. Pour cette conférence déjà actée, il reste juste “les instruments pour la programmer”. Et “elle constituera un élément important dans la relance de la production nationale, notamment l’industrie”, estime encore le patron de l’UGTA. Ce dernier nous détaille les effets induits de cette proposition qui se traduiront à quatre niveaux. Le retour au crédit à la consommation va booster la production nationale, à travers la consommation du produit national. Un deuxième effet sur le pouvoir d’achat des travailleurs. Un troisième effet sur l’emploi, car une entreprise qui produit a besoin de recruter. Un quatrième effet sur les salaires qui connaîtront une évolution automatique. Le patron de l’UGTA précise que sa proposition pour le retour au crédit à la consommation vise exclusivement le produit national. Exit donc pour lui les produits d’importation. “Moi, j’encourage la production chez nous, par éthique et par patriotisme économique”, dit Sidi-Saïd qui profite pour dénoncer la frénésie dans l’importation des produits étrangers au détriment des produits nationaux. “Achetez algérien”, insiste le patron de l’UGTA qui admet toutefois que le produit national est en retard sur le plan du design par rapport au produit étranger. “À choisir entre un produit étranger au design accrocheur et un produit national (à l’emballage sobre), je choisirai le produit national, car derrière il y a plusieurs emplois pour les familles algériennes”, ajoute-t-il. Le “rêve” de Sidi-Saïd en tant que syndicaliste c’est le “zéro chômage” en Algérie. À la question de savoir si cette mesure, qui vise exclusivement la production nationale, n’est pas en contradiction avec les règles du marché et de la libre concurrence, le patron de l’UGTA pense le contraire. “Cette mesure existe dans le monde occidental. En France, le crédit à la consommation pour le produit français est une pratique commerciale très ancienne”, a rappelé encore Sidi-Saïd qui cite l’exemple du ministre français du Redressement industriel, Arnault Montebourg, et son combat pour les produits made in France. Il va sans dire que le retour au crédit à la consommation va certainement agréer des familles algériennes au petit budget qui ne peuvent pas payer cash des produits comme le mobilier, l’électroménager, pour ne citer que ces deux créneaux. Mais qui dit que les gros bras de l’import-import vont avaler facilement la pilule.

N. S