La famille d’Amar, tué par un policier à Bobigny, réclame justice

La famille d’Amar, tué par un policier à Bobigny, réclame justice

Il y a quelques jours, un sans domicile fixe d’origine algérienne, a été tué par un policier hors service, à Bobigny, en France. Le fonctionnaire, âgé de 27 ans, a vidé la moitié de son chargeur sur Amar Slimani. Cinq balles ont alors atteint la victime, surprise dans le garage de la grand-mère de ce policier.

Quelques jours sont déjà passés de cet incident, qui a eu lieu le 29 juin dernier, et la famille, mais aussi les proches d’Amar, rongés par la douleur de perdre leurs fils, réclame justice.

Algérien tué par un policier à Bobigny : l’avocat de sa famille dénonce un “crime raciste”

C’est vers 6 h 30 que le fonctionnaire s’est rendu dans la demeure de sa grand-mère pour découvrir un homme dormait dans le jardin de la maison. La victime, prénommée Amar Slimani, âgé de 32 ans, avait quitté l’Algérie, il y a quatre ans, pour rejoindre clandestinement la France. Le jeune Algérien exerçait comme vendeur à la sauvette, en situation de précarité.

Par ailleurs, après avoir alerté ses coéquipiers, le policier a fait usage de son arme à feu et a tiré sept fois à bout portant. Conformément aux déclarations du fonctionnaire, la victime serait montrée agressive et l’aurait menacé avec un objet.

De son côté, l’avocat de la famille de la victime, maitre Bouzrou, spécialiste dans les violences policières, dénonce la version de l’auteur de ces tirs mortels. Ce dernier dénonce un “meurtre raciste“. Il cite les sept coups de feu et l’acharnement contre une personne désarmée.

La Famille d’Amar Slimani réclame justice pour son fils

En deuil et rongés par la douleur de perdre leur fils, qui avait quitté le pays pour construire un meilleur avenir, le frère, la sœur et la maman d’Amar Slimani ont tous pris la parole pour dénoncer ce crime. Et réclamer justice pour l’Algérien de 33 ans.

En effet, dans une vidéo de Berbère télévision. Sa famille rappelle qu’Amar était en situation de précarité et sans domicile fixe, avant de décider de trouver refuge dans ce maudit jardin. Ils dénoncent le comportement du policier “qui, après avoir tué le ressortissant algérien, il décide de le prendre en photo“.

Pour rappel, le policier a été placé en détention provisoire puis mis en examen pour homicide volontaire. L’avocat de la famille pointe du doigt la décision du procureur. Qui souhaite remettre en liberté l’auteur de ces tirs mortels. “C’est scandaleux” conclut-il.


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