La députée LFI Sophia Chikirou condamnée en France : voici pourquoi

La députée LFI Sophia Chikirou condamnée en France : voici pourquoi
La députée LFI Sophia Chikirou a obtenu une relaxe pour escroquerie, mais reste condamnée pour le vol de chèques.

Poursuivie pour tentative d’escroquerie envers la webtélé Le Média, la députée LFI, Sophia Chikirou, a finalement été relaxée de ce chef d’accusation. La justice lui reprochait d’avoir voulu transférer des fonds vers sa société Mediascop après son départ de la direction. Si elle sort blanchie de ce volet, l’élue écope néanmoins d’une amende de 8 000 euros (dont la moitié avec sursis) pour le vol de chèques qui n’ont, quant à eux, jamais été encaissés.

Absente à l’audience ce lundi, Sophia Chikirou s’en sort avec un verdict mitigé. Le président du tribunal, Guillaume Daieff, a prononcé la relaxe de la députée concernant la tentative d’escroquerie de l’été 2018. L’accusation lui reprochait d’avoir voulu transférer des fonds de la webtélé Le Média vers sa société Mediascop, alors qu’elle n’était plus en poste.

En revanche, l’élue a été condamnée à 8 000 euros d’amende (dont 4 000 avec sursis) pour le vol de chèques qui n’ont, par ailleurs, jamais été encaissés.

Sophia Chikirou condamnée pour vol en France

Le tribunal s’est montré bien plus clément que l’accusation. Alors que le parquet de Paris avait réclamé une peine de 50 000 euros d’amende à l’encontre de la députée LFI — qui a toujours contesté les faits —, il n’avait cependant pas demandé d’inéligibilité. L’amende finale de 8 000 euros s’avère donc nettement inférieure aux réquisitions.

Les faits reprochés à l’ancienne candidate à la mairie de Paris remontent à l’été 2018.L’affaire, jugée mineure par le tribunal, repose sur des événements datant du 27 et 28 juillet de cette année-là : la justice soupçonne l’élue d’avoir tenté de forcer le virement d’une facture litigieuse de 67 146 euros de la webtélé Le Média (qu’elle avait cofondée) vers sa propre société Mediascop, alors qu’elle venait d’être écartée de la direction.

Face au refus de la banque, elle aurait dérobé deux chèques dans les locaux de la chaîne pour se payer elle-même. Sophia Chikirou conteste cette chronologie, affirmant avoir récupéré les chèques légalement à une date antérieure et n’avoir appris sa révocation officielle qu’après ses démarches bancaires.

« Se faire justice soi-même »

Lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris le 12 mai, la députée LFI Sophia Chikirou a adopté une posture calme et mesurée pour répondre aux accusations de tentative d’escroquerie et de vol de chèques.

Bien qu’elle se soit défendue sans agressivité pendant quatre heures, elle a conclu l’audience par une charge virulente contre le parquet, l’accusant d’avoir instrumentalisé ce calendrier judiciaire pour saboter sa récente campagne pour les élections municipales à Paris.

Malgré le refus d’admettre les faits par la parlementaire, la procureure s’est dite convaincue de sa culpabilité, qualifiant l’affaire de tentative de « se faire justice soi-même ».

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