La Banque Européenne d’Investissement (BEI) est prête à financer les entreprises européennes qui voudraient s’implanter en Algérie ainsi que des PME algériennes, a déclaré mercredi 5 janvier à Alger son vice-président, Philippe De Fontaine Vive. Cette institution de l’Union européenne avait accordé au secteur public algérien des prêts d’une valeur totale de 2,2 milliards d’euros depuis 1980.
« Nous voulons que des leaders de l’industrie viennent s’implanter en Algérie. Nous sommes prêts à financer les entreprises européennes qui voudraient s’y implanter, et qui manquent de capitaux nécessaires », a-t-il dit à la presse à l’issue d’un entretien avec M. Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République.
« Notre souhait est de voir les investissements (en Algérie) se réaliser dans les plus brefs délais», a ajouté M. De Fontaine Vive, également chargé de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) au sein de la BEI. «Nous avons (à la BEI) des ingénieurs particulièrement compétents dans différents domaines comme les énergies nouvelles, l’aménagement des villes, ou les parcs naturels méditerranéens », a-t-il dit.
Le vice-président de la BEI a indiqué que ses discussions avec M. Belkhadem ont porté également sur « des sujets d’importance, comme les énergies renouvelables sur lesquelles nous allons ensemble réaliser des révolutions technologiques », ainsi que sur « le financement (par la BEI) des entreprises algériennes notamment les PME, «véritables créatrices d’emploi », selon M. De Fontaine Vive. « Sur tous ces sujets, nous pouvons avoir une coopération fructueuse avec l’Algérie », a-t-il assuré.
En mars 2009, la BEI avait accordé un prêt de 500 millions d’euros pour le financement du gazoduc Medgaz, qui doit relier l’Algérie à l’Espagne via la Méditerranée. L’Algérie et la BEI avaient signé en février 2008 un accord de partenariat pour le développement du secteur privé et de la sphère financière.
Cette institution de l’Union européenne avait accordé au secteur public algérien des prêts d’une valeur totale de 2,2 milliards d’euros depuis 1980. Entre 2003 et 2007, l’Algérie a bénéficié d’un financement de 255,5 millions d’euros octroyé par la BEI. Après la décision en 2005 de l’Algérie de ne plus recourir à l’endettement extérieur pour le financement des infrastructures et des entreprises, la BEI n’intervient qu’en faveur du secteur privé.
