La 6ᵉ rencontre annuelle Algérie-UE scelle un partenariat énergétique inédit

La 6ᵉ rencontre annuelle Algérie-UE scelle un partenariat énergétique inédit
6ᵉ réunion de haut niveau Algérie – UE

L’Algérie a réaffirmé, jeudi à Alger, son engagement à renforcer son partenariat énergétique avec l’Union européenne (UE), lors de la 6ᵉ réunion de haut niveau du dialogue énergétique. Une rencontre qui a permis aux deux parties de jeter les bases d’investissements conjoints dans les hydrocarbures et les énergies renouvelables. En visant à garantir la durabilité des approvisionnements tout en consolidant la sécurité énergétique régionale et internationale.

Coprésidée par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et le commissaire européen à l’Énergie et au Logement, Dan Jorgensen, cette réunion a été l’occasion de préciser les ambitions algériennes dans un contexte de transition énergétique et de transformation du marché gazier mondial.

Gaz naturel et hydrocarbures : l’Algérie maintient son rôle de fournisseur fiable

Mohamed Arkab a souligné que l’Algérie « est engagée dans la consolidation de son partenariat énergétique stratégique avec l’UE, au service des intérêts communs ». Affirmant son rôle de principal fournisseur fiable de gaz naturel vers l’Europe.

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Les discussions ont porté sur :

  • Le développement des investissements dans l’exploration et la production des hydrocarbures ;
  • Le renforcement des infrastructures énergétiques ;
  • La garantie de durabilité des approvisionnements et la sécurité énergétique.

Arkab a également mis en avant les efforts algériens pour réduire les émissions de méthane et l’empreinte carbone, à travers des programmes visant à améliorer la performance environnementale du secteur des hydrocarbures. Contribuant ainsi aux engagements internationaux contre le changement climatique.

Énergies renouvelables et hydrogène vert : l’Algérie se positionne pour l’avenir

Mourad Adjal a détaillé les projets de coopération dans les énergies nouvelles et renouvelables, avec un accent sur le développement de l’hydrogène vert et l’interconnexion électrique avec l’Europe. Il a précisé que ces initiatives visent à consolider la position de l’Algérie comme fournisseur d’énergie propre et durable.

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Selon Nabil Kafi,  SG du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, le pays a déjà lancé la production d’électricité. A partir de ressources renouvelables pour une capacité d’environ 4 000 mégawatts. Dans le cadre d’un programme plus large visant 15 000 mégawatts à l’horizon 2035. Ce déploiement devrait placer l’Algérie en tête des pays africains dans le domaine des énergies renouvelables. Ainsi, renforcer ses capacités d’exportation vers l’Europe.

Algérie – UE : une coopération structurée pour une transition énergétique équilibrée

Le secrétaire général du ministère des Hydrocarbures, Miloud Medjelled, a annoncé la création de groupes de travail impliquant des entreprises européennes.

Ces groupes se concentreront sur la réduction de l’empreinte carbone dans les chaînes de valeur du pétrole et du gaz. Et sur l’adaptation aux réglementations européennes exigeant technologies performantes, investissements conséquents et temps de mise en œuvre.

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Medjelled a insisté sur la nécessité d’un « dialogue approfondi, équilibré et pragmatique », afin de préserver les intérêts des pays producteurs. Tout en favorisant la réussite de la transition énergétique sur la base d’une vision partagée.