Ksentini répond à me Ait larbi,«Nous ne sommes pas les Zorros de la société»

Ksentini répond à me Ait larbi,«Nous ne sommes pas les Zorros de la société»
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Le dernier rapport du président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (Cncppdh) que d’aucuns ont jugé de courageux, n’a néanmoins pas laissé indifférents les observateurs. Ces derniers, à l’instar de l’avocat Me Mokrane Ait Larbi, n’ont pas épargné Ksentini en qualifiant son procès-verbal d’assez général, car n’ayant pas livré de noms…au délicat chapitre de la corruption.

En fait, Ksentini répond à ces remarques en déclarant tout de go: «Nous ne sommes par les Zorros de la société!» arguant que la Cncppdh est un organe d’investigation régi par un statut et un règlement intérieur et qui ne peut jouer que le rôle qui lui est attribué. «Je sais encaisser et accepte les critiques tant qu’elles demeurent empreintes de respect.»

Certainement comme pour répondre aux déclarations de Me Ait Larbi en qui il reconnaît l’ami et le confrère. Ce dernier, rappelons-le, n’a pas manqué de faire savoir, via les colonnes du quotidien Al Khabar, que le rapport sur la corruption établi par la Cncppdh, aurait été plus complet s’il avait livré des noms. Ce à quoi Me Ksentini rétorque qu’il n’est pas du ressort de la Cncppdh de faire dans la délation.



«Nous dénonçons un phénomène de société, mais il n’est pas dans nos prérogatives de dénoncer qui que ce soit», déclare Me Ksentini qui ajoute: «Nous sommes une institution d’investigation et d’influence, et nous travaillons dans des conditions minimum!». Ouvrir le débat sur un fléau qui gangrène la société est en soi un grand pas de franchi, se félicite Me Ksentini. Rappelons que le tout dernier rapport de la commission de Me Ksentini se veut un réquisitoire sans complaisance contre une pratique qui prend de l’ampleur dans notre société: la corruption qui a pour giron un système qui la génère et qui l’entretient. Un danger contre lequel la commission Ksentini met donc en garde en constatant que la corruption «a miné le tissu social» et «a essaimé sur l’ensemble du territoire national». Puis de rajouter une autre couche pour mieux faire toucher du doigt le danger. «La corruption gangrène notre pays et l’impunité aidant, elle risque d’altérer toute démarche tendant à assurer un essor économique et social», dit-il, «à moins que les pouvoirs publics ne s’attellent vraiment à une action de salubrité publique, qui ne sera pas une opération ponctuelle visant des comparses avec une parodie de justice et, qui concernera en premier lieu les pouvoirs publics eux-mêmes».