La cavale de B.-A. T. aura duré moins de 24 h. En détention depuis des mois pour divers délits, il a été admis à l’hôpital de Khemis Miliana le samedi 25 août denier parce qu’il se plaignait de douleurs abdominales, diagnostiquées comme étant une appendicite, à la suite de quoi il a subi une intervention chirurgicale et placé en observation dans une chambre sécurisée sous la garde de 2 surveillants, un policier et un gardien de la maison d’arrêt de Khemis Miliana.
Selon des sources bien informées, vendredi 31, tôt le matin, avant la relève des agents affectés à sa surveillance, le prisonnier, dit-on, n’avait pas été menotté par son gardien qui dormait dans le lit attenant, durant la nuit, et ce comme l’exige le règlement. Le candidat à l’évasion, qui avait semble-t-il préparé son plan, sans faire de bruit, hèle le policier de faction dans le couloir et lui demande de l’accompagner aux toilettes situées dans le couloir alors qu’un cabinet de toilettes existe bien dans la chambre sécurisée. B.-A.T., convainc le policier sous prétexte qu’il n’y a pas d’eau. Le policier ouvre alors la porte de la chambre et accompagne le prisonnier aux toilettes du couloir. Quelque peu convaincu des intentions légitimes du détenu, surtout qu’il venait d’être opéré, le policier pénètre alors dans la chambre, et pendant qu’il avait le dos tourné, le temps d’un éclair, le prisonnier prend la poudre d’escampette. En retournant dans les toilettes… plus de prisonnier, qui en fait, n’avait fait que jouer la comédie. Quand l’alerte fût donnée, c’était trop tard, le fuyard avait enjambé le mur sud de l’hôpital et a disparu dans le labyrinthe des rues du quartier Aadja situé au sud de la ville. Les éléments de la Sûreté de wilaya se sont lancés sur sa piste et dressé des barrages sur toutes les sorties de la ville durant toute la journée de vendredi. C’est grâce aux agents de recherches et de renseignement que des informations sur le lieu où le prisonnier se terrait, en attente de quitter la ville pour une destination lointaine, ont été obtenues, à savoir qu’il avait trouvé refuge dans une habitation abandonnée dans une exploitation agricole située en bordure de la route reliant Bir Ould Khelifa à Djelida à hauteur du douar des Gheraïguia. L’habitation est alors cernée et l’évadé arrêté, et ramené à l’hôpital pour y être soigné puis ramené alors cette fois à l’infirmerie de la maison d’arrêt. L’enquête en cours diligentée par le procureur de la République près le parquet de Khemis Miliana permettra de situer les responsabilités des uns et des autres.
Karim O.
