Économie algérienne : Kamel Moula vise 4 % de croissance et défend la souveraineté nationale

Le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, estime que l’économie nationale pourrait atteindre une croissance de 4 %. D’ailleurs, devant le président Abdelmadjid Tebboune et les opérateurs économiques, il a défendu le rôle des entreprises algériennes dans la diversification de l’économie et le renforcement de la souveraineté nationale.
L’économie algérienne pourrait enregistrer une croissance supérieure aux prévisions initiales. C’est la perspective défendue par Kamel Moula, président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), mercredi 14 octobre 2026, lors de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques organisée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, à Alger. Selon lui, les transformations économiques engagées depuis la crise sanitaire commencent à produire des résultats encourageants.
Devant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et les représentants du monde économique, Kamel Moula a mis en avant la contribution conjointe de l’État et des entreprises à la diversification de l’économie nationale. Par ailleurs, il a également insisté sur la nécessité de consolider la production locale, de préserver une concurrence loyale et de renforcer l’autonomie économique du pays face aux crises internationales.
Algérie : Kamel Moula table sur une croissance économique de 4 %
Dans son intervention, le président du CREA a évoqué une prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 3,8 %. Cependant, il estime que l’économie nationale pourrait atteindre un taux de 4 %. Cette perspective traduit, selon lui, la dynamique enregistrée dans plusieurs secteurs économiques et la mobilisation des entreprises nationales. Il s’agit toutefois d’une estimation avancée par le CREA. Ce n’est donc pas un résultat de croissance définitivement constaté.
Cette appréciation intervient alors que les institutions financières internationales suivent l’évolution de l’économie algérienne. D’ailleurs, le Fonds monétaire international a notamment actualisé ses projections, faisant l’objet d’un récent bilan sur la place de l’Algérie parmi les économies africaines. Lors de la même rencontre, le ministre des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, a également présenté des prévisions de croissance dépassant 4 % pour 2026. Ainsi, il évoque un taux annoncé de 3,8 % en 2025.
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Le CREA met en avant une transformation de l’économie depuis la crise sanitaire
Pour Kamel Moula, la période qui a suivi la pandémie de Covid-19 constitue un tournant dans l’évolution de l’économie nationale. En effet, il considère que cette étape a favorisé une transformation structurelle, notamment grâce aux efforts des pouvoirs publics et à la mobilisation du tissu entrepreneurial. Le président du CREA estime que cette évolution est également reconnue dans les analyses du FMI et de la Banque mondiale.
Dans cette dynamique, le rôle des entreprises nationales apparaît central aux yeux de l’organisation patronale. Finalement, Kamel Moula les considère comme des partenaires stratégiques de l’État dans la concrétisation des politiques de développement et la création de nouvelles capacités productives. Cette orientation rejoint les initiatives destinées à faciliter l’accès au foncier économique. Elle permet aussi d’accompagner les projets d’investissement dans différentes wilayas.
Concurrence loyale : Kamel Moula met en garde contre les pratiques illégales
Le président du CREA a également abordé la question des pratiques commerciales qu’il juge incompatibles avec le développement d’une économie saine. Tout en soulignant leur caractère minoritaire, il a estimé que certains comportements portent atteinte à l’image de l’ensemble des opérateurs économiques. Il a ainsi réaffirmé le soutien de son organisation aux efforts visant à lutter contre les pratiques illégales. En conséquence, il cherche aussi à préserver une concurrence équitable.
Cette position fait écho aux préoccupations exprimées lors de la rencontre nationale sur la régulation des activités économiques et la protection des opérateurs respectueux de la réglementation. Le président Abdelmadjid Tebboune a, de son côté, appelé à combattre les comportements susceptibles de porter préjudice à l’économie et aux réserves de change du pays. Le CREA entend accompagner cette démarche tout en défendant les intérêts des entreprises engagées dans la production et l’investissement.
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Souveraineté alimentaire et production nationale au cœur des priorités
La souveraineté économique a occupé une place importante dans l’intervention de Kamel Moula. D’ailleurs, selon le président du CREA, la pandémie a mis en évidence les risques auxquels peuvent être confrontés les pays dépendant fortement des importations pour leurs besoins essentiels. Il a notamment cité l’alimentation, les produits de santé et l’approvisionnement énergétique parmi les domaines nécessitant des capacités nationales solides.
Dans cette perspective, Kamel Moula considère la souveraineté alimentaire comme une priorité stratégique pour renforcer la résilience de l’économie algérienne. Il plaide pour une mobilisation des compétences nationales et une meilleure valorisation du savoir-faire des entreprises et des travailleurs. Finalement, le développement de la production locale doit, selon cette approche, permettre au pays de mieux faire face aux perturbations économiques internationales.
Le CREA appelle à poursuivre les efforts pour une économie souveraine
Pour le président de l’organisation patronale, les perspectives de développement reposent avant tout sur le renforcement des capacités productives et la mobilisation des entreprises nationales. Il a mis en avant la croissance économique, la situation de l’endettement extérieur et le dynamisme entrepreneurial parmi les atouts qu’il attribue à l’économie algérienne. Ces éléments constituent, à ses yeux, une base pour poursuivre la diversification et consolider l’indépendance des décisions économiques.
Cette ambition passe également par une plus grande présence des produits algériens sur les marchés étrangers. Par conséquent, plusieurs entreprises développent déjà des partenariats commerciaux, à l’image des récentes opérations d’exportation industrielle vers l’Allemagne. Pour le CREA, la poursuite de cette dynamique doit s’accompagner d’un renforcement de la compétitivité. Il faut aussi renforcer les capacités de production nationale.
En conclusion de son intervention, Kamel Moula a appelé à poursuivre les efforts engagés pour bâtir une économie plus diversifiée et moins exposée aux dépendances extérieures. Il a réaffirmé la volonté du CREA d’accompagner les orientations économiques nationales et de contribuer au développement de l’investissement productif. L’organisation entend ainsi inscrire son action dans une perspective de croissance durable, de souveraineté et de prospérité.
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