Just Riadh : l’influenceur franco-algérien à l’affiche du thriller social N121 – Bus de nuit

Just Riadh : l’influenceur franco-algérien à l’affiche du thriller social N121 – Bus de nuit
Just Riadh N121 – Bus de nuit

L’acteur franco-algérien Riadh Belaïche, qui a amorcé une transition réussie vers le grand écran, tient l’un des rôles principaux dans « N121 ». Un projet qui sorti le 4 février au cinéma qui confirme son virage vers des registres plus dramatiques et exigeants.

Avec N121 – Bus de nuit, le réalisateur Morade Aïssaoui signe un premier long métrage tendu et engagé, qui transforme un simple trajet nocturne en une plongée suffocante au cœur des fractures sociales contemporaines. Porté notamment par Riadh Belaïche, alias Just Riadh, le film s’impose comme un huis clos anxiogène où la violence naît de l’incompréhension, des préjugés et de la rupture du dialogue.

En prenant pour décor principal un bus de nuit, espace banal et quotidien, N121 – Bus de nuit s’inscrit dans une tradition de cinéma social qui interroge frontalement la société, tout en adoptant les codes du thriller.

Oscar, Simon et Aïssa, trois amis d’enfance, se rendent à Paris pour célébrer une bonne nouvelle. À l’issue de cette soirée festive, ils montent à bord du bus de nuit N121 pour rentrer chez eux. Le trajet semble anodin, jusqu’à ce qu’une altercation entre une jeune femme et un autre passager prenne de l’ampleur.

En tentant de s’interposer, les trois amis se retrouvent piégés dans une spirale incontrôlable. La tension monte, les malentendus s’accumulent, et la situation dégénère jusqu’à les conduire, malgré eux, à braquer le bus. Une nuit qui révèle brutalement les lignes de fracture d’une société sous pression.

Un film engagé, entre dénonciation et limites

Le dispositif narratif de N121 – Bus de nuit repose presque entièrement sur un huis clos. Le bus devient un espace clos, étouffant, où chaque geste et chaque parole prennent une dimension explosive. La nuit accentue cette sensation de dérive, de perte de contrôle et d’isolement.

Morade Aïssaoui exploite ce cadre restreint pour construire une tension progressive, jouant sur l’imprévisibilité et la montée de la peur. Le film ne cherche pas l’escalade spectaculaire, mais s’appuie sur le malaise, l’attente et l’enfermement pour installer une atmosphère pesante.

N121 – Bus de nuit condamne explicitement le racisme, les violences policières et la facilité avec laquelle une situation peut dégénérer lorsque le dialogue disparaît. Le film s’inscrit dans la lignée d’œuvres comme La Haine de Mathieu Kassovitz ou Fruitvale Station de Ryan Coogler, en associant enjeux sociaux et décors urbains marqués.

Si le propos est clair et assumé, certaines critiques soulignent néanmoins la présence de clichés et un jeu d’acteurs parfois inégal, éléments qui viennent atténuer la portée du message. Des limites qui n’empêchent pas le film de remplir son objectif principal : provoquer le débat.

Pour son premier long métrage, Morade Aïssaoui, scénariste de la série Pax Massilia et du film Carjackers, choisit un récit resserré, presque expérimental. Coécrit avec Kamel Guemra, le scénario est inspiré d’un trajet nocturne réel ayant mal tourné.

À partir de cette expérience, le cinéaste imagine jusqu’où une situation apparemment banale peut dégénérer lorsque chacun campe sur ses positions. Le film adopte ainsi une narration linéaire, concentrée sur une seule nuit, renforçant l’impression d’inéluctabilité.

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Riadh Belaïche : le parcours épatant d’un jeune créateur de contenu

De son vrai nom Riadh Belaïche, Just Riadh s’est imposé en moins d’une décennie comme l’un des piliers des réseaux sociaux francophones. Influenceur et humoriste devenu acteur, il incarne cette nouvelle garde de créateurs numériques capables de transformer une audience virtuelle en une carrière artistique pérenne et crédible.

Né le 3 juillet 1998 à Sidi Bel Abbès, en Algérie, Riadh arrive en France à l’âge de huit ans. Après une enfance entre Drancy et Magny-le-Hongre, il délaisse ses rêves de football professionnel pour se consacrer à sa passion naissante : la création de contenu vidéo.

Sous le pseudonyme riadhtheone, puis Just Riadh, il commence à poster des sketchs sur Instagram en 2017. Son autodérision et son sens de l’observation séduisent instantanément un public massif. Selon les statistiques récentes de ses plateformes officielles, sa communauté se décompose ainsi :

  • Instagram : Plus de 4,5 millions d’abonnés.

  • TikTok : Une audience record dépassant les 7,2 millions de followers.

  • YouTube : Plus de 1,4 million d’abonnés, avec des vidéos cumulant des dizaines de millions de vues.

Sa trajectoire change d’échelle lorsque des figures majeures, à l’instar du rappeur Booba, relayent ses vidéos. En 2019, son canular au Festival de Cannes (où il se fait passer pour une star internationale) devient viral, confirmant son aisance naturelle devant les caméras.

Une présence médiatique qui depasse les réseaux sociaux

Sa notoriété dépasse rapidement les frontières du smartphone pour s’imposer dans l’industrie musicale et audiovisuelle. Il devient un visage familier des clips à succès, accumulant des audiences records : selon les compteurs de YouTube, il apparaît dans Le Coach de Soprano (plus de 215 millions de vues) ainsi que dans le hit Coco de Wejdene, qui dépasse désormais les 105 millions de visionnages. Cette exposition massive lui permet de s’illustrer sur les plateaux de télévision et les services de streaming, où il confirme son aisance naturelle.

On le retrouve ainsi dans la série phénomène Validé sur Canal+, marquant une incursion remarquée dans l’univers du rap, ainsi que dans l’émission LOL : qui rit, sort ! sur Prime Video.

Dans ce format qui a battu des records d’audience sur la plateforme, il se confronte avec succès aux ténors de l’humour français. Il renforce également son capital sympathie auprès du grand public grâce à son aventure humaine dans Pékin Express : Duos de choc sur M6, où il termine demi-finaliste.

La consécration au cinéma : du rire à l’émotion

Riadh Belaïche ne se contente pas de simples apparitions et entame une véritable métamorphose sur grand écran. Après un premier rôle dans la comédie 30 jours max qui a attiré selon les relevés du box-office plus de 1,3 million de spectateurs dès sa sortie, il opère un virage artistique audacieux vers le registre dramatique. En 2023, il porte sur ses épaules le long-métrage À la belle étoile.

En incarnant le chef pâtissier Yazid Ichemrahen, il livre une performance habitée qui balaye les préjugés entourant les créateurs de contenu numériques.

Ce rôle marque son entrée officielle dans le cercle des acteurs crédibles du paysage cinématographique français. Aujourd’hui, sa puissance d’influence reste intacte : selon les données de février 2026, il fédère une communauté massive de plus de 4,6 millions d’abonnés sur Instagram et dépasse les 7,2 millions de followers sur TikTok, confirmant son statut d’icône multigénérationnelle.