Ces unités jouent un rôle primordial dans la sécurité alimentaire.
“La solidarité et la coopération autour de la problématique de la sécurité alimentaire interpellent tous les pays, y compris les plus développés, afin d’assurer la prospérité dans le monde.” Le message du Dr Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Madr), à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), se veut en fait un appel à une mobilisation internationale efficace pour la lutte contre la faim et la malnutrition.
Le thème principal retenu pour célébrer la JMA est : “Les coopératives agricoles nourrissent le monde.” L’objectif est de souligner le rôle important des coopératives dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et leur contribution à éradiquer la faim. Ces unités offrent un modèle d’entreprise solide, viable et adapté aux besoins des communautés rurales dans les pays en développement. D’où l’intérêt du ministère pour ce mode de gestion qu’il a d’ailleurs intégré dans sa politique du renouveau agricole et rural. Le ministre a, à ce propos, exhorté les agriculteurs à se regrouper en coopératives à travers lesquelles ils peuvent mettre en commun leur savoir et leur compétence afin de faire face aux obstacles du marché et d’autres contraintes liées aux difficultés d’acquisition de matériel agricole, d’accès aux ressources naturelles, aux semences et aux fertilisants agricoles. “Les coopératives doivent s’organiser et résister à tous les aléas qui peuvent surgir au cours de l’exercice des activités afin de pouvoir valoriser et développer les productions locales et protéger par là même la sécurité alimentaire”, soulignera Rachid Benaïssa, lors de la cérémonie organisée hier au siège de la Chambre nationale d’agriculture pour célébrer la JMA.
La sécurité alimentaire étant devenue une question de souveraineté nationale, le ministère a mis en place des dispositifs nécessaires à même de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance, du bien-être de la population.
Il s’agit de cette batterie de mesures d’accompagnement et de soutien technique, réglementaire, organisationnel et financier qui ont été adoptées au profit de l’opérateur agricole. Celui-ci a également bénéficié du “Prchat” (programme de renforcement des capacités humaines et d’assistance technique) qui vise à sensibiliser, accompagner et former les professionnels en les initiant aux techniques culturales modernes, à la mécanisation, aux traitements phytosanitaires… Présent à cette cérémonie, le ministre de la pêche, M. Sid-Ahmed Ferroukhi, a dressé un bilan sur les activités de son secteur et l’apport considérable en protéines des produits de la mer dans l’alimentation des populations.
Selon lui, il est recensé en Algérie quelque 70 000 inscrits maritimes et plus de 4 100 unités de pêche dont 1 000 pour la sardine. Ce qui montre que l’activité reste dans sa globalité traditionnelle.
Ainsi, M. Ferroukhi avouera que la profession a besoin d’organisation et d’encadrement efficients. Cela a commencé par la création de la chambre nationale de la pêche et ses démembrements aux niveaux régional et local. Il a été créé également 250 associations professionnelles.
B. K
