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Journée mondiale de la liberté de la presse – Djamel Kaouane, Pdg de l’ANEP « L’Anep gère seulement 20% du marché publicitaire national »

Journée mondiale de la liberté de la presse – Djamel Kaouane, Pdg de l’ANEP « L’Anep gère seulement 20% du marché publicitaire national »
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Dès qu’un journal cesse de paraître, la cause est vite et même facilement trouvée : l’organe n’a pas de publicité de l’Anep. Cette institution est-elle réellement responsable de la faillite des journaux confrontés aujourd’hui à une crise sérieuse ? Dans cet entretien, Djamel Kaouane, PDG de l’Anep, revient sur la situation du marché publicitaire et la relation complexe entre la presse écrite et l’Anep.

Le marché publicitaire est en déclin en raison de la crise économique. Quelle en est la situation ?

Quels en sont les impacts ?

Est-ce que l’Anep exerce réellement le monopole sur la publicité ?

La fermeture d’un journal est souvent liée au manque de pub de l’Anep. Pourquoi ? 

Cette dépendance est-elle normale  ?

Est-ce que la manne publicitaire fait partie des mécanismes d’aide à la presse ?

Le paysage médiatique se métamorphose avec l’arrivée des chaînes privées. Est-ce ce changement a touché aussi le domaine de la publicité ? 

Une loi sur la publicité est en préparation. Que peut-elle apporter ?

En ces temps de crise, quel est votre message aux éditeurs ?

La crise va-t-elle avoir un effet de décantation pour une meilleure professionnalisation de la presse ?
Je pense qu’un projet éditorial est quelque chose de sérieux. Je pense qu’être journaliste est une mission qui demande beaucoup de responsabilité, et encore davantage lorsqu’il s’agit d’éditeurs. Je ne vois pas parfois beaucoup de responsabilité, ni de sérieux, ni de professionnalisme dans la presse mais, heureusement, cela n’est pas le cas lorsqu’il y a des professionnels à la tête de certains journaux. Je sais aussi que dans les rédactions il y a des journalistes professionnels. Aussi, je suis optimiste quant à l’évolution de la presse nationale vers plus de professionnalisme et de responsabilité. Cette crise doit être mise à profit pour réfléchir sur l’avenir. Les éditeurs doivent réfléchir à de nouveaux modèles économiques. A ce jour, le secteur de la diffusion reste un vrai casse-tête chinois qu’il est encore difficile d’appréhender vu qu’il est totalement entre les mains du monde de l’informel. Quand on sait que l’Algérie est un pays-continent, vous mesurez l’ampleur de la tâche. Avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le développement et la généralisation de la 3G et de la 4G, les citoyens, notamment les jeunes, préféreraient lire un journal sur leur téléphone, disponible à tout moment, avec des couleurs attractives, que d’attendre le journal qui n’arrive pas dans toutes les régions du pays. Nous y arriverons tôt ou tard. Il faut donc s’y préparer dès maintenant. Il faut dire que même la TV est concurrencée par les réseaux sociaux.

Quelles sont les autres activités de l’Anep ?
Merci pour cette question. L’Anep est un groupe de communication composé de deux filières et de plusieurs unités, elle ne saurait être réduite à sa seule régie presse. Elle agit dans les domaines de l’édition, de l’impression, de l’affichage publicitaire, de l’acheminement du courrier bancaire. L’Anep Edition a un répertoire riche de plus de 600 ouvrages. Sa filiale communication et affichage dispose d’un parc de plus de 800 panneaux à travers 44 wilayas.
Quant à la filiale messageries, elle assure notamment l’acheminement du courrier bancaire à travers l’ensemble du territoire national. Même si, aux yeux du grand public, l’Anep se résume à sa régie publicitaire, la vérité c’est aussi qu’elle est un puissant groupe de communication qui a encore l’ambition de grandir et de s’imposer comme le numéro un dans tous ses domaines d’activité.

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