Lors d’un débat sur les enjeux climatiques à Paris le 10 février, la candidate de la France Insoumise aux municipales, Sophia Chikirou, a suscité une vive controverse. Elle a utilisé l’expression « Je lui fais un sourire kabyle », une sortie qui est censée être humoristique, mais qui passe mal, notamment auprès de Sarah Knafo.
Le mardi 10 février, la représentante de La France insoumise (LFI) a participé à une rencontre publique à la Climate House. Situé dans le 2ᵉ arrondissement de Paris, cet espace de 2 000 m² fait office d’incubateur pour les acteurs de la transition écologique.
La rencontre s’est néanmoins conclue dans un climat pesant : Sophia Chikirou a réagi à la taquinerie d’une humoriste par une réflexion de très « mauvais goût ».
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Sophia Chikirou : « je vais la retrouver à la sortie et je lui fais un sourire kabyle »
C’est une sortie polémique qui a entaché la prestation de Sophia Chikirou, d’origine algérienne, lors de cet échange avec le public. En réponse aux piques d’une intervenante chargée de dresser son portrait, la députée insoumise a lancé : « Je vais la retrouver à la sortie et je lui fais un sourire kabyle. »
Si l’élue a formulé cette métaphore sur le ton de la plaisanterie, le choix de ses mots a suscité un malaise immédiat et a provoqué une vive controverse en France.
L’opposition n’a pas tardé à réagir vivement aux propos de Sophia Chikirou. Sarah Knafo, députée européenne, a utilisé cette « plaisanterie » comme un angle d’attaque contre LFI. En explicitant la définition de l’expression « Sourire kabyle », elle s’en sert pour dresser un réquisitoire contre l’extrême gauche, qu’elle accuse de passer de la violence à l’inversion des rôles, pour finir par des menaces de mort explicites.
Les critiques fusent contre La France Insoumise
Cette controverse s’ajoute à la large liste des critiques ciblant La France Insoumise. Le parti de Jean-Luc Mélenchon se retrouve au cœur d’une vive tempête politique, essuyant les foudres du gouvernement et de l’ensemble de la classe politique. Les observateurs pointent du doigt la proximité jugée alarmante entre LFI et les suspects impliqués dans le décès du jeune militant Quentin Deranque.
D’ailleurs, Emmanuel Macron a officiellement classé La France insoumise comme un mouvement « d’extrême gauche ». Lors d’une récente interview, le président français a affirmé qu’il n’y avait aucun doute sur ce positionnement politique, déclarant qu’il n’y avait « pas tellement de mystère » quant à l’appartenance de LFI à cette frange de l’échiquier politique.
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