Investissement : vers le plafonnement de la main d’œuvre étrangère ?

Investissement : vers le plafonnement de la main d’œuvre étrangère ?

Au vu de la nouvelle loi sur l’investissement qui est encore en cours d’examen, plusieurs mesures sont prévues dont le plafonnement de la main-d’œuvre étrangère. Cette loi prévoit, en effet, plusieurs nouvelles mesures pour faciliter les investissements étrangers en Algérie.

Dans le volet consacré à l’investissement étranger, cette loi stipule que le recrutement d’employés étrangers, à l’entrée en exploitation du projet, sera plafonné à 10% au maximum de l’ensemble des postes créés dans le cadre de l’investissement a affirmé Ahmed Zeghdar, le ministre de l’Industrie lors d’une entrevue accordée à l’Agence officielle.

Ce pourcentage pourra être amené à 15% du nombre total de postes créés en cas d’absence de personnes ayant les compétences requises au niveau local, explique-t-il. Cette mesure intervient dans l’objectif d’inciter les investisseurs étrangers à recruter de la main-d’œuvre locale surtout si celle-ci ne requiert pas de qualités particulières.

Un climat plus stable pour les investisseurs

Néanmoins, le ministre est tout de même revenu sur l’importance de stabiliser le système juridique de l’investissement durant « au moins dix ans », dans le but d’instaurer un climat d’affaires encourageant et adéquat pour l’investissement en précisant que cela fait partie des principaux points du nouveau texte.

Il a, en outre, estimé que les nouvelles mesures prévues sur l’investissement sont primordiales pour la relance l’essor et la construction d’une économie diversifiée et stable procurant ainsi des offres d’emploi et de la richesse.

À ce propos, le ministre, a souligné que l’évaluation du dispositif juridique présent a mis en relief « plusieurs déséquilibres et lacunes” à revoir, notamment vis-à-vis des dispositifs et des textes d’application.

De ce fait, l’amendement de la loi en vigueur sur les investissements (loi 16-09 du 03 août 2016), cinq ans après son application devient une urgence, a encore estimé le premier responsable du secteur industriel.