L’Algérie progresse dans les classements internationaux liés à l’attractivité économique. Dans son édition 2025 du « Global Attractiveness Index », le cabinet européen de conseil The European House – Ambrosetti (TEHA) place le pays parmi les destinations africaines les plus favorables aux investisseurs étrangers.
Selon ce rapport, publié par le cabinet italien spécialisé dans l’analyse économique, l’Algérie occupe la deuxième position sur le continent, au même niveau que l’Égypte. Ce classement intervient alors que les deux pays viennent de conclure, au cours de la semaine, plusieurs accords de coopération couvrant différents secteurs, renforçant ainsi leurs liens économiques et stratégiques.
L’Algérie, nouvelle destination phare pour les investisseurs étrangers ?
L’île Maurice arrive en tête du classement africain, confirmant sa réputation de hub économique régional. Elle se classe 76e au niveau mondial avec un score de 30,4 points. L’Algérie et l’Égypte suivent de près, se positionnant toutes deux à la 78e place mondiale avec une note de 30 points.
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Le « Global Attractiveness Index 2025 » s’appuie sur une large base de données comprenant 146 pays, représentant 98 % du PIB mondial et 94 % de la population mondiale. Pour établir ce classement, TEHA utilise une cinquantaine d’indicateurs tirés de sources reconnues, telles que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Une batterie d’indicateurs pour évaluer la performance des pays
Le rapport examine un ensemble de critères permettant de mesurer de manière globale la capacité d’un pays à attirer les investissements internationaux. Parmi eux figurent notamment le niveau des investissements directs étrangers, l’indice de développement humain, le PIB par habitant, la proportion de dette publique par rapport au PIB, le taux de chômage ou encore la part de la population active dans la population totale.
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D’autres indicateurs, liés au fonctionnement des institutions, sont également pris en compte, tels que l’efficacité du gouvernement et le respect de l’État de droit. Le classement s’intéresse aussi à la qualité du système éducatif, notamment à travers les résultats au programme international de suivi des acquis des élèves, ainsi qu’à l’égalité de genre et au pourcentage d’étudiants inscrits dans les filières scientifiques et technologiques (STEM). Le nombre de publications scientifiques et le niveau de développement des technologies de l’information et de la communication font également partie des critères analysés.
Un signal positif pour l’économie algérienne
Pour l’Algérie, cette progression dans un classement international reconnu constitue un signe d’encouragement dans un contexte où les autorités cherchent à diversifier l’économie et à renforcer l’attractivité du pays. Même si des défis persistent, la position obtenue en 2025 témoigne, selon les observateurs, d’une amélioration des fondamentaux économiques et institutionnels.
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Avec un score proche de celui de l’Égypte et à quelques points seulement de Maurice, l’Algérie confirme ainsi son potentiel en matière d’investissements internationaux, un facteur déterminant pour accélérer son développement économique dans les prochaines années.
