Le climat des affaires en Algérie confirme sa trajectoire ascendante. Depuis le lancement de ses activités en novembre 2022, l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement (AAPI) a recensé plus de 21 000 projets. Un chiffre qui témoigne d’un regain de confiance des opérateurs nationaux et étrangers, soutenu par une numérisation accrue des procédures.
Invité de la Télévision Algérienne, le Directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, a dressé un bilan exhaustif au 31 mars 2026. Les indicateurs révèlent non seulement un volume massif d’intentions d’investissement, mais surtout un passage significatif à la phase de réalisation effective.
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Un premier trimestre 2026 sous le signe de la croissance
Rien qu’au cours du premier trimestre de l’année 2026, l’agence a enregistré 2 131 nouveaux projets. Ces investissements, qui mêlent capitaux locaux, directs étrangers (IDE) et partenariats mixtes, devraient générer, à terme, environ 59 000 postes d’emploi.
Cette dynamique s’explique, selon M. Rekkache, par les efforts constants d’accompagnement des investisseurs et la volonté de transformer chaque dossier enregistré en une unité de production créatrice de richesse et de souveraineté économique.
De la déclaration à la production : des chiffres parlants
L’un des points marquants de cette intervention concerne le taux de concrétisation des projets :
- 21 000 projets enregistrés au total depuis novembre 2022.
- 11 665 projets ont fait l’objet d’un dépôt d’état d’avancement conformément à la législation.
- 6 240 projets sont entrés en phase de réalisation effective (soit 54 % des projets déclarés en cours).
- 1 364 projets sont d’ores et déjà en phase de production.
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L’agence concentre ses efforts sur les secteurs stratégiques capables de réduire la facture des importations et de renforcer les équilibres macroéconomiques, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La plateforme « Investisseur » : Le rempart de la transparence
La gestion du foncier économique, autrefois point noir de l’investissement, semble avoir trouvé sa parade avec la numérisation. Omar Rekkache a été catégorique : aucune assiette foncière n’est désormais attribuée en dehors de la plateforme numérique « Investisseur ».
Cette règle de fer s’applique à tous, y compris aux entreprises publiques, garantissant ainsi une égalité des chances absolue et une transparence totale. En parallèle, le rôle de la Commission nationale de recours, placée sous l’égide de la Présidence, vient renforcer la protection des droits des investisseurs et assurer l’équité de traitement.
Avec des milliers de projets en cours d’examen au niveau des guichets uniques de l’AAPI, l’Algérie semble avoir enclenché une vitesse supérieure. L’objectif final reste la diversification de l’économie nationale à travers un tissu industriel solide, porté par une administration qui se veut désormais facilitatrice plutôt que bureaucratique.
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