Interpol élucide un cold case vieux de 21 ans: une Algérienne retrouvée morte dans un tonneau identifiée

Interpol élucide un cold case vieux de 21 ans: une Algérienne retrouvée morte dans un tonneau identifiée
Vingt-et-un ans après la découverte d’un corps dans un tonneau en Moselle, Interpol a identifié la victime : Hakima Boukerouis, une Algérienne. Le suspect a fini par avouer le meurtre.

Il aura fallu 21 ans pour que « la femme à la couronne dentaire Richmond » ou « la femme au tonneau » soit identifiée dans le cadre d’une vaste campagne supervisée par Interpol. Il s’agit de Hakima Boukerouis, une Algérienne dont le cadavre avait été découvert dans un bidon en 2005, en Moselle.

Son dossier fait partie des 47 cas retenus à partir de 2023 pour la campagne Identify Me, menée par Interpol en collaboration avec plusieurs pays européens. Cette opération a pour but de rendre leur nom à des femmes assassinées ou mortes dans des circonstances suspectes au cours des dernières décennies.

En effet, Hakima Boukerouis est la cinquième victime à retrouver son identité depuis le lancement de cette opération qui se base sur l’aide du public et des médias.

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Le corps de la victime portait des lésions d’armes blanches

Selon la notice noire d’Interpol dédiée à ce dossier, Hakima, âgée d’une trentaine d’années à l’époque, est morte entre septembre et octobre 2004. Sa disparition n’avait jamais été signalée. Par ailleurs, en janvier 2005, son corps, qui portait des lésions d’armes blanches, avait été découvert sur le bord d’une route forestière de Saint-Quirin, près de Sarrebourg.

Son cadavre était dissimulé dans un tonneau en plastique utilisé pour la récupération d’eau de pluie, emballé dans des sacs-poubelles ficelés à l’aide de cordelettes. « Le même tonneau avait été vu mi-octobre 2004 flottant dans la rivière Sarre rouge », lit-on encore dans la notice.

Durant plus de quatre ans, les enquêteurs ont tenté d’identifier la victime, mais en vain. Le dossier a alors été clos, jusqu’au lancement de l’opération Identify Me, qui a permis de révéler l’identité de Hakima grâce à l’analyse de l’ADN familial. Peu de temps après, une interpellation a eu lieu. Il s’agit de Saïd L., le mari de la victime, soupçonné d’avoir commandité son meurtre.

Le mari de la victime avoue le meurtre et celui de son fils

Mis en examen et écroué, Saïd a été libéré sous contrôle judiciaire en septembre 2025 en raison de son âge et de son état de santé. Cependant, le 9 juin 2026, le suspect, aujourd’hui âgé de 78 ans, a fini par avouer le meurtre de Hakima Boukerouis mais aussi de celui de son propre fils, a indiqué mardi le procureur de Metz.

En effet, l’accusé, qui avait d’abord affirmé avoir eu « recours à un tiers pour faire du mal à Hakima« , a finalement reconnu dans un nouvel interrogatoire avoir tué son épouse et son fils, né en 1970.

Selon le magistrat, une des nièces du suspect, également mise en cause par ce dernier notamment pour son implication dans les faits, a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour complicité de meurtre.

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