Les Algériens sont des férus des réseaux sociaux. Facebook vient en tête des sites avec plus de trois millions d’utilisateurs, selon les dernières statistiques.
Si le fait d’avoir un compte sur les réseaux sociaux n’est qu’un passe-temps pour les uns qui aspirent à faire de nouvelles connaissances et découvrir de nouvelles cultures, d’autres font plutôt appel à cette technologie pour atteindre des objectifs bien précis.
Les réseaux sociaux sont, en effet, perçus par eux comme des pistes incontournables pour résoudre des problèmes qu’ils ne sont pas parvenus à dépasser à travers les méthodes traditionnellement connues. C’est ainsi que Facebook, par exemple, apparaît comme une clé de réussite pour certains Algériens après avoir épuisé toutes les pistes «conventionnelles». Pour ces derniers, se connecter à Internet ne relève pas d’une simple envie de détente, mais il s’agit de joindre l’utile à l’agréable.
Les réseaux sociaux offrent une opportunité extraordinaire pour connaître des gens de tous bords et entrer en contact avec eux pour discuter de divers sujets. Mais le plus remarquable dans notre société ces derniers temps est l’utilisation de ce moyen à des fins utilitaires. On a vu des jeunes qui ont créé des associations de bienfaisance via ces réseaux de socialisation, à l’image du groupe « Ness El Khir » qui ont mené diverses activités au profit de personnes nécessiteuses à travers diverses régions du pays et d’autres associations regroupant les habitants du même quartier pour s’occuper notamment des activités de nettoyage et de protection de l’environnement. Il faut aussi noter dans ce sens l’histoire du bébé Manil dont les parents ont réussi à le transférer en France pour une intervention chirurgicale grâce à l’aide des internautes.
En novembre dernier, la famille ( Blidi ) avait, en effet, lancé un appel sur Facebook pour sauver la vie de son enfant de huit mois. Un immense élan de solidarité s’en est suivi avec la création d’une page sur le réseau social. Une grande mobilisation qui a eu raison, enfin, du refus du consulat de France en Algérie d’accorder des visas à l’enfant et à ses parents. La caisse nationale d’assurance sociale (CNAS) avait aussi cédé aux pressions en acceptant de verser la somme de 200 000 euros nécessaire pour l’opération.
L’heureux bambin a été enfin hospitalisé le 19 janvier dernier et a subi une opération réussie, au grand bonheur de ses parents et de toutes les personnes qui ont contribué à résoudre son problème. Sur le plan personnel, plusieurs personnes sont arrivées grâce à Facebook, à mettre un terme aux situations des plus inextricables sur les plans familial, professionnel et personnel. Leurs témoignages renseignent sur le fait que les Algériens ont pris conscience de la possibilité de relever des défis majeurs à travers l’utilisation des réseaux sociaux. Parfois, il suffit d’avoir l’audace, le pragmatisme et surtout l’intelligence d’utiliser cette nouvelle technologie de pointe à des objectifs bien déterminés…
M.F