Affaire Aminatou : Rabat dans la ligne de mire de Bruxelles et de Washington

samedi 12 décembre 2009 à 10:43
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Aminatou_Haidar.jpgL’Union européenne et les Etats-Unis haussent le ton et pointent du doigt l’attitude du Maroc. La présidence suédoise de l’Union européenne demande au Maroc de respecter ses « obligations internationales relatives aux droits de l’Homme » et de « coopérer » avec Madrid pour trouver une solution positive à Aminatou Haidar qui veut « rentrer au Sahara Occidental morte ou vivante, avec ou sans passeport ».

Sa faute ? Sur sa fiche d’entrée, dans l’espace prévu pour inscrire sa nationalité elle a écrit : Sahraouie. Jeudi, au 25e jour de sa grève de la faim à l’aéroport de Lanzarote (Canaries), la «Gandhi du Sahara occidental» au « moral plus haut que jamais », a fait réagir Hillary Clinton et trois Prix Nobel.

La secrétaire d’Etat américaine demande à son homologue marocain de mettre fin à cette crise en permettant à la «gréviste» de rentrer chez elle au Sahara Occidental. Aux côtés de centaines d’écrivains dont Mario Vargas Llosa (Pérou) et Eduardo Galeano (Uruguay) de dizaines de cinéastes, dont l’Espagnol Pedro Almodovar, l’Allemand Günter Gras, l’Italien Dario Fo et le Portugais Jose Saramago, les trois Prix Nobel, demandent au roi Juan Carlos d’intervenir auprès de Mohamed VI pour mettre fin à la « tragique agonie » de la militante sahraouie qui a ramené le conflit sahraoui dans l’actualité.

«Nous ne pouvons pas rester silencieux tandis que Aminatou est sur le point de mourir », écrivent-ils dans leur lettre. Soutenue par Human Rights Watch et Amnisty International, la Fédération internationale des droits de l’Homme, la frêle gréviste ne cesse de provoquer de nombreuses résonances internationales. Le 1er décembre, 150 parlementaires européens ont lancé un appel pour qu’Aminatou rentre chez elle. Le lendemain, le Sénat américain a adhéré à une campagne de pression publique.

L’Espagne qui n’a pas renoncé à faire rentrer au Sahara Occidental la militante sahraouie, a demandé au secrétaire général de l’ONU de l’aider à dénouer l’imbroglio. Miguel Angel Moratinos pourrait évoquer cette question avec Hillary Clinton qu’il rencontrera lundi à Washington.

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