L’Algérie poursuit son chemin vers la transformation numérique, avec des progrès mesurés dans l’adoption de l’intelligence artificielle.
Selon le rapport « Global AI Adoption in 2025 » publié par Microsoft, le pays se situe désormais à la dixième place africaine pour l’usage des technologies génératives, tout en occupant la 81ᵉ position mondiale.
Ces chiffres témoignent d’une progression modeste mais constante, représentant un premier pas significatif sur le plan technologique.
Une adoption de l’intelligence artificielle encore limitée mais en progression : l’Algérie dans le Top africain en 2025
Le rapport de Microsoft indique qu’au second semestre 2025, 12 % de la population active algérienne a utilisé des outils d’IA générative, contre 11,3 % au semestre précédent. Cette hausse de 0,8 point reflète une progression régulière. Même si le rythme reste inférieur à celui observé dans certains autres pays africains et mondiaux.
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Au niveau continental, l’Algérie se place derrière :
- Afrique du Sud (21,1 %)
- Namibie (13,8 %)
- Libye (13,7 %)
- Botswana (13,7 %)
- Gabon (13,4 %)
- Égypte (13,4 %)
- Sénégal (12,9 %)
- Tunisie (12,7 %)
- Zambie (12,3 %)
- Algérie (12,0 %)
Cette position montre que le pays est encore en phase de développement, mais déjà présent dans le Top 10 africain, un indicateur encourageant pour la suite.
Facteurs influençant l’adoption de l’intelligence artificielle
Plusieurs éléments expliquent le niveau actuel de l’usage de l’IA :
- Infrastructure numérique à consolider : le haut débit n’est pas encore généralisé sur l’ensemble du territoire, ce qui limite l’usage professionnel de l’IA.
- Intégration progressive dans l’économie : les outils d’intelligence artificielle sont encore peu déployés dans les administrations et industries, ce qui freine leur usage massif au-delà des applications personnelles.
- Disparités Nord-Sud : à l’échelle mondiale, le taux moyen d’adoption atteint 24,7 % dans les pays du Nord, contre 14,1 % dans les pays du Sud. Avec 12 %, l’Algérie se situe légèrement sous la moyenne des nations en développement.
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L’arrivée de solutions gratuites comme la plateforme chinoise DeepSeek pourrait faciliter l’accès à l’IA pour un public plus large. En particulier les jeunes et les petites entreprises, en réduisant les contraintes financières.
Former les talents pour renforcer l’adoption de l’IA
Consciente de ces enjeux, l’État a créé une école supérieure dédiée à l’intelligence artificielle, afin de former des cadres capables de généraliser l’usage de ces technologies dans les secteurs économiques et administratifs.
Cette initiative marque un pas concret vers la consolidation de l’écosystème numérique national et ouvre la voie à un développement progressif mais durable.
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L’Algérie affiche ainsi une présence stable dans l’adoption de l’IA, avec un démarrage solide qui pourrait se renforcer à mesure que les infrastructures et la formation progressent.
