Inspiré de Cambridge et Stanford : l’Algérie lance un fonds de capital-risque inédit 

Inspiré de Cambridge et Stanford : l’Algérie lance un fonds de capital-risque inédit 
Un fonds de capital-risque inédit en Algérie au service de l’entrepreneuriat universitaire

L’Algérie franchit une étape majeure dans le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat universitaire. Pour la première fois, un fonds de capital-risque émanant directement du secteur de l’enseignement supérieur sera officiellement lancé demain, lundi, à l’occasion d’une cérémonie organisée à la faculté d’information de l’université d’Alger 3.

Cette initiative, qui n’émane ni du secteur privé ni d’une institution économique classique, vise à accompagner la création de 20 000 entreprises innovantes, tout en renforçant le rôle économique des universités dans le pays.

Un fonds de capital-risque inédit au service de l’entrepreneuriat universitaire

Le professeur Ahmed Mir, président de la Commission nationale de suivi de l’innovation et des incubateurs d’entreprises au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a présenté ce projet lors de son passage dans l’émission « Guest du matin » sur la Radio nationale.

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Il a précisé que le fonds a obtenu son agrément officiel jeudi dernier. Après un processus initié en août dernier en coordination avec la Commission de régulation et de surveillance des opérations boursières.

Ce fonds constitue une première dans l’histoire algérienne. Il a été créé à l’initiative directe du secteur universitaire, sans dépendance financière du secteur public ou privé.

L’objectif est d’inscrire les universités dans une dynamique de « université de quatrième génération ». Un modèle qui combine formation académique et production économique, en ligne avec les transformations amorcées depuis 2022.

Une dynamique nationale et internationale pour stimuler l’innovation

L’Algérie compte aujourd’hui 117 établissements universitaires susceptibles, à terme, de créer des fonds similaires pour financer les projets étudiants et les start-up. Les universités pourront alimenter ces initiatives grâce à leurs excédents budgétaires ou à des financements externes conformes au cadre législatif en vigueur.

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Par ailleurs, le professeur Mir a souligné que l’expérience s’inspire de modèles internationaux . Des universités comme Cambridge, Stanford ou l’Université de Californie utilisent des mécanismes de financement innovants pour soutenir les projets tech émergents.

En Algérie, la multiplication des incubateurs et des centres d’accompagnement technologique ces dernières années a permis à de nombreuses initiatives de franchir des étapes de maturité. Rendant Ainsi nécessaire l’existence d’un fonds spécialisé en capital-risque pour accélérer l’intégration de l’innovation dans l’économie nationale.

Objectifs concrets et perspectives

  • Accompagner la création de 20 000 start-up portées par des étudiants et chercheurs.
  • Mettre en place des mécanismes de financement adaptés aux projets technologiques émergents.
  • Renforcer le rôle économique des universités en intégrant recherche et production.
  • Étendre le modèle à l’ensemble des 117 universités du pays à travers des fonds dérivés.

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Enfin, ce lancement marque donc un tournant pour l’écosystème entrepreneurial universitaire en Algérie. En mettant ainsi l’accent sur la complémentarité entre innovation, formation et développement économique.