Infrastructures de base : Coup d'accélérateur en 2010 pour les grands projets autoroutiers et ferroviaires

mardi 28 décembre 2010 à 22:31
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actualite1[7224].jpgPremière année de la concrétisation du programme quinquennal 2010-2014, l’année 2010 s’est caractérisée par une accélération de la cadence de réalisation des projets de l’autoroute Est-Ouest, du métro et du tramway d’Alger, ou encore ceux nombreux relatifs à l’extension et à la modernisation du réseau ferroviaire dans le nord comme dans le sud du pays.

A la faveur d’importantes ressources financières engagées pour l’achèvement ou la mise en chantier de nouvelles infrastructures à l’horizon 2014, l’année qui s’achève a été marquée par la livraison d’importants projets autoroutiers et ferroviaires, avec une attention particulière au désenclavement des régions des hauts plateaux et du Sud, ainsi que la réhabilitation du transport public dans les villes.

C’est ainsi que l’autoroute Est-Ouest, d’un coût de 11 milliards de dollars, a vu ses travaux toucher à leur fin. En témoigne l’ouverture à la circulation de la plus grande partie (91%) du projet entre Tlemcen et Constantine.

La section restante, à savoir Constantine-Tarf est en voie d’achèvement après un retard dû à la nature du sol sur cet axe. Mais cet obstacle naturel, en plus des zones humides de la région de Tarf, ont fini par être définitivement aplanis. Et, si les sections désormais ouvertes à la circulation et qui s’étirent de Maghnia à Constantine ne sont pas dotées jusque-là d’équipements d’exploitation, 5 des 14 stations service mobiles (et provisoires) prévues ont été mises en place récemment sur cet important axe autoroutier national (1.216 km).

Néanmoins, Naftal à laquelle le gouvernement a confié la réalisation de la totalité des stations services, devra livrer ces infrastructures au premier trimestre 2012, selon le ministère des Travaux publics qui fixe avril 2011 comme délai pour la mise en service de 14 stations service jugées prioritaires.

L’autoroute Est-Ouest va améliorer les conditions de déplacement via les infrastructures routières urbaines et sub-urbaines, indispensables à la réhabilitation des moyens de transports publics.

C’est d’ailleurs dans cette optique que s’insère le programme de création de nouvelles lignes ferroviaires et de modernisation de celles existantes pour densifier le maillage ferroviaire actuel en le portant à 10.500 km, soit le triple de sa consistance actuelle (3.500 km). Parmi les opérations concrétisées en 2010, il convient de relever la réouverture de lignes reliant le nord et le sud du pays. C’est le cas pour les dessertes ferroviaires Oran-Béchar (700 km), et Biskra-Batna-Constantine (240 km), inexploitées durant des années.

Le programme en question, qui s’ajoute à celui ayant permis entre 2005 et 2009 la réalisation de plus d’un millier de kilomètres de voies et la relance du transport de voyageurs sur 600 km, prévoit près de 1.000 km de voies ferrées à réhabiliter dont une bonne partie a été réceptionnée en 2010.

Quant aux travaux de la rocade des hauts-Plateaux (Tébessa-Sidi Bel-Abbès) sur 1.106 km, ils « sont sur le point d’être engagés », tant pour la pose des voies que pour l’électrification de l’ensemble du réseau ferroviaire ainsi que l’introduction d’une signalisation moderne, avait souligné récemment le ministre des Transports M. Amar Tou.

Par ailleurs, plusieurs liaisons à travers le pays, comme Guelma-Bouchegouf-Souk Ahras, Bouira-Sour El Ghozlane, ainsi que Chlef-Tenès, Relizane-Mostaganem entre autres, feront l’objet de la même opération, une manière de contribuer au développement local, et pour redonner goût aux voyageurs de se déplacer par train Du coup, une nette amélioration de la qualité des prestations, du temps de parcours et du confort est ressentie par les usagers sur l’ensemble des lignes régionales desservies par les autorails (hybrides), tout comme pour les trains électrifiés (automotrices) circulant sur la banlieue d’Alger.

Ces trains acquis par la SNTF il y a deux ans ont désormais des ateliers de maintenance inaugurés l’été dernier. Infrastructure érigée au Caroubier (Alger) dont l’encadrement est 100% algérien, elle s’inscrit au titre des investissements ferroviaires avec à la clé un transfert technologique pour les techniciens algériens de la SNTF.

Concernant le transport urbain, l’effort a été axé en 2010 sur la poursuite des travaux sur le très attendu projet du métro d’Alger par la réalisation de nouvelles extensions, l’une devant relier la Place des Martyrs à la Grande poste alors que la seconde doit desservir Haï El Badr à El Harrach.

Quant à la première ligne Grande Poste-Hai El Badr (9,5 km), elle sera opérationnelle en 2011, une fois finalisés les aspects liés à la sécurité de l’infrastructure.

Il s’agit d’un réseau qui sera intégré à celui du futur tramway dont le premier tronçon (Bab Ezzouar-Bordj El-Kiffan sur 7 km) entrera dans la phase d’exploitation commerciale au début du deuxième trimestre de l’année prochaine.

A terme, l’assemblage et la maintenance des rames du tramway d’Alger, d’Oran et de Constantine se feront en Algérie à la faveur de la création d’une société mixte entre l’entreprise du métro d’Alger (EMA) et Ferrovial d’une part, et Alstom-transports (France) et Alstom-Algérie, d’autre part. Une joint-venture qui permettra d’accompagner la concrétisation des 14 projets de tramway qui vont être réalisés dans quatorze villes du nord et du sud.

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